OM-Nice: Mario Balotelli historique... Et Marseille, sur la bonne dynamique, menace l'OL

FOOTBALL Marseille distance Nice dans la course à l’Europe. L’OM est de nouveau quatrième de Ligue 1 grâce à une victoire 1-0 sur l’OGC Nice

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

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Mario Balotelli a marqué son cinquième but, en sept matchs à l'OM.
Mario Balotelli a marqué son cinquième but, en sept matchs à l'OM. — B. Horvat / AFP
  • En marquant face à son ancien club, l’OGC Nice, Mario Balotelli signe une performance historique à Marseille.
  • L’avant-centre italien permet à l’OM de recoller au podium : les Marseillais n’ont plus que trois points de retard sur le troisième, Lyon.
  • La dynamique de l’équipe de Rudi Garcia est impressionnante : elle vient de prendre 16 points sur 18 possibles.

Balotelli a marqué. Un joli petit but. Et l’histoire de l’OM. L’attaquant italien devient le premier joueur marseillais buteur lors de ses quatre premiers matchs au Vélodrome, en 45 saisons. L’avant-centre permet aussi à l’OM de remporter le « Balotellico » face à Nice (1-0). Et de menacer Lyon au classement. De nouveau quatrièmes, les Marseillais n’ont plus que trois points de retard sur les Lyonnais, troisièmes.

>> Balotelli en marchant. Avant son but, il réalisait un de ses plus mauvais matchs depuis son arrivée à Marseille. Pendant une heure, on a retrouvé le « Balo » un peu balourd du début de saison. « SuperMario » a essayé de jouer les héros en tirant (mal) de lointains coups francs. Sinon, il n’a jamais été dans les bons coups. Jusqu’à son but, évidemment. Un geste de pur attaquant, de buteur qui ne doute pas. Une tête à bout portant, sur un bon centre d’Ocampos (61e).

>> L’OM a eu du mal à conclure. La série est impressionnante : en six matchs, Marseille empoche 16 points, sur 18 possibles. Mais les Marseillais ont des soucis de finition. Ils ont une fâcheuse tendance à attendre la deuxième période pour marquer : lors de neuf derniers matchs, ils sont rentrés six fois au vestiaire sans avoir marqué. Face à Nice, ils ont outrageusement dominé le premier acte… Mais ne se sont procurés, en sept tirs, qu’une seule occasion bouillante : une magnifique « spéciale » de Thauvin, que Benitez est allé chercher dans sa lucarne (31e). Sinon, c’était un peu mollasson, ou très imprécis, à l’image des centres dans les nuages de Sarr.

>> Nice n’y croit pas. Les Niçois n’ont pas gagné un seul match à l’extérieur depuis le 10 novembre. On a compris pourquoi. Les ambitions offensives de l’équipe de Vieira sont proches du néant. Solides tactiquement, protégés par un excellent Benitez, les Niçois refusent le jeu et misent tout sur les contre-attaques de Saint-Maximin. Il a signé plusieurs démarrages intéressants, mais n’a jamais été décisif. Neuvième au classement, Nice possède l’avant-dernière plus mauvaise attaque de Ligue 1. L’Europe s’éloigne.