Strasbourg-Lyon: «Le plus important pour un gardien c’est d’être constant», et ça réussit bien à Matz Sels

FOOTBALL Le gardien de but du Racing risque d’être exposé samedi lors de la réception de Lyon, à 17h au stade de la Meinau

Alexia Ighirri

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Matz Sels, gardien du Racing club de Strasbourg.
Matz Sels, gardien du Racing club de Strasbourg. — FREDERICK FLORIN / AFP
  • Le Racing club de Strasbourg accueille l'Olympique lyonnais samedi à 17h au stade de la Meinau.
  • Face aux attaquants lyonnais, le gardien de but du Racing Matz Sels devra s'imposer. Comme il en a pris l'habitude: le Belge, deuxième plus coûteuse recrue de l'histoire du club, vit une belle saison avec Strasbourg.

En tenue d’entraînement quelques instants avant une nouvelle séance préparant la réception de Lyon (ce samedi à 17h), Matz Sels prend le temps de répondre aux questions, un café et une bouteille d’eau posés devant lui. Parce que le gardien belge du Racing veut s’assurer que chaque terme employé est le bon, ne laissant pas la place au doute ou à l’incompréhension. Mais aussi parce que le Flamand ne se sent pas totalement à l’aise en français. On a beau lui répéter que son niveau est plus que correct, Matz Sels répond qu’il faut encore l’améliorer. Une règle qu’il s’applique dans ses cages : précieux puisqu'efficace depuis son arrivée à Strasbourg, le portier martèle qu’il faut encore se perfectionner. Au vu de sa saison, le Racing a déjà réussi son pari : celui de miser sur le Belge, bien que peu connu du grand public, en faisant de lui la deuxième plus grosse recrue de l’histoire du club après un autre gardien, José Luis Chilavert. Heureux hasard, Matz Sels en a parlé récemment : « On m’a dit que pour être une légende, il fallait que je travaille les coups francs », sourit-il.

Matz, quand on regarde le dernier résultat de l’OL (5-1 contre Toulouse), on se dit que vous risquez d’avoir du travail samedi…

Oui mais quand on joue à domicile je pense que nous sommes plus solides. Parce que les supporters sont derrière nous. Ici, on a déjà fait de bons résultats contre le PSG, Lille et des équipes du top 5… Je n’ai pas de crainte pour Lyon. Les supporters, ça aide beaucoup. En deuxième mi-temps contre Lille, le public avait poussé pour qu’on puisse égaliser et même pour gagner le match.

Outre la force offensive, il y a aussi un sacré candidat dans les buts en face. Selon vous, Anthony Lopes est-il l’un des meilleurs gardiens de Ligue 1 ?

Oui, c’est un bon gardien. Mais il y en a plusieurs en Ligue 1. Si tu joues avec une grande équipe, tu peux être plus décisif. J’ai joué en Belgique ou en Angleterre avec des équipes qui voulaient être championnes, je sais comment ça marche. C’est ça la différence. Pas toujours, mais parfois tu n’as peut-être qu’à faire un ou deux arrêts par match. Ce sont des arrêts décisifs et tu dois être là. Et Lopes, il fait ça très bien.

On entend parfois que vous êtes l’un des meilleurs du championnat, que vous êtes sous-côté : alors, vous vous situez où dans cette Ligue 1 ?

C’est difficile à dire. Je fais seulement mon travail, j’essaye de m’améliorer. J’ai 27 ans, les années qui arrivent sont les meilleures pour ce poste : on dit que 28-29 ans c’est la meilleure période pour un gardien. Encore une fois, si tu joues dans une “grande” équipe, tu es plus décisif. Et Strasbourg est presque dans le top 5… Mais il y a beaucoup de bons gardiens en Ligue 1, même avec des clubs qui ne sont pas dans le top 5. Je laisse les autres parler, ce n’est pas mon travail de parler de moi. Mon travail c’est d’être décisif sur le terrain et de garder l’équipe dans le match dans les moments difficiles. C’est cliché, mais c’est comme ça.

Après Chilavert, vous êtes la deuxième plus chère recrue du club. C’est dire l’importance du rôle du gardien…

Il y a quelques postes dans une équipe qui sont très importants. Les gardiens en font partie. C’est l’axe d’une équipe. C’est un poste important, mais aussi très difficile parce que si tu fais une erreur, c’est directement un but. Le plus important pour un gardien c’est d’être constant, régulier. J’essaye de l’être. Je vais aussi faire des fautes, c’est normal. Je suis toujours critique envers moi-même parce que ça aide à ne plus répéter tes erreurs à l’avenir.

Comment fait-on pour être constant ?

On travaille. Avant un match, j’ai toujours mon rituel. Après, c’est prendre des bonnes décisions dans le match : ne pas chercher le ballon là où tu ne dois pas être. Tu dois prendre des risques de temps en temps, mais des risques calculés.