VIDEO. Girondins de Bordeaux: «On attend des actes», quand le club part à la rencontre du public

FOOTBALL Le club propose des ateliers participatifs pour mieux comprendre la situation actuelle et réfléchir à l’avenir.

Clément Carpentier

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Les Girondins de Bordeaux propose des ateliers participatifs.
Les Girondins de Bordeaux propose des ateliers participatifs. — Clément Carpentier - 20 Minutes
  • Le club a lancé il y a quelques semaines l’opération « Girondins et Vous ».
  • Les participants sont invités à venir échanger sur la situation actuelle des Girondins.
  • L’image, les structures, la communication… On y parle de tout au-delà du sportif.

Les Girondins de Bordeaux sont un grand corps malade. Une institution en souffrance depuis plusieurs saisons. Alors quoi de mieux que de prendre le pouls du patient pour savoir de quoi il souffre vraiment ? C’est en ce sens que la nouvelle direction du club menée par le président Frédéric Longuépée a lancé, il y a quelques semaines, l’opération « Girondins et Vous. » Il s’agit concrètement d’ateliers participatifs animés par Antony Thiodet, directeur « Ticketing et Hospitality » du club, où chacun peut venir échanger sur la situation des Marine et Blanc (inscription au préalable).

Ce jeudi matin à la Cité du Vin, ils sont quelqu’un à avoir mis le réveil. Les abonnés Madeleine, Jean-Sébastien et Alexandre, l’ex-abonné Alain, les partenaires Philippe et Jean-Pierre… « Plus on aura de profils différents, plus ce sera riche. On a même eu des ultras lors d’un atelier », explique un membre du club. « C’est une très bonne initiative car aujourd’hui il y a un vrai désamour » avoue de son côté l’un des participants avant le début des échanges.

Faire un diagnostic précis

Avant de poser sa première question, Antony Thiodet ouvre le débat : « Vous êtes les experts de la situation actuelle. On est là pour prendre la température. On a besoin de vos retours pour trouver des solutions. Le club est une copropriété ! » Petite précision de taille, l’aspect purement sportif, si chère aux supporters, n’est pas l’enjeu du jour. Seulement dix minutes y seront consacrées avant les « vraies » questions : que représentent pour vous les Girondins ? Quels sont vos liens avec ce club ? Pourquoi n’êtes-vous plus abonné par exemple pour Alain ? Quelles sont les choses positives et négatives ?

Si tout le monde rappelle à quel point les Girondins sont « une famille, un totem, un endroit de partage ou encore le club d’une ville », très vite les participants en viennent aux symptômes du malade : « Mon club ne vit plus avec les gens », « il fait naître des espérances comme les arrivées de Zinedine Zidane ou Thierry Henry qui engendrent encore plus de frustration aujourd’hui », « Il n’y a aucune mise en valeur des actions du club », enchaînent tour à tour Alexandre, Jean-Sébastien et Jean-Pierre.

« On n’entre pas dans un restaurant à moitié vide »

Mais un sujet revient rapidement et naturellement dans toutes les bouches : le Matmut Atlantique. Ce stade que le club n’arrive décidément pas à garnir avec un taux de remplissage de 52 % (avant-dernier de Ligue 1) et surtout une baisse de l’affluence de 10 % cette saison. Les nouveaux propriétaires américains en font donc une priorité car comme le rappelle justement Antony Thiodet, « on n’entre pas dans un restaurant à moitié vide. » Le club cherche des solutions auprès du public et en propose aussi lors de ces ateliers avec notamment des expériences menées à l’étranger.

Là aussi, chacun peut donner son avis : « ce stade est exceptionnel mais tout son potentiel n’est pas exploité à l’image de la coursive. Après, on peut dire ce qu’on veut, pour faire venir les gens, il faut une équipe sur le terrain et des résultats », rappelle Philippe. « Mais ça, on ne peut pas forcément le maîtriser alors on va déjà essayer d’améliorer le reste » répond Antony Thiodet. Par exemple, le club envisage aujourd’hui de regrouper les abonnés pour créer du lien.

Premières conclusions attendues début mars

Mais, c’est surtout ce lien avec les Girondins de Bordeaux que le club espère retrouver dans les prochaines années. Ses échanges peuvent être un premier pas à en croire Jean-Sébastien : « C’était très sympa et intéressant. On peut penser que c’est un peu démago mais ça a le mérite d’exister ! On se plaint souvent qu’il ne se passe rien, là au moins il y a quelque chose. » Reste maintenant à savoir ce qu’il va ressortir : « On attend des actes maintenant et à tous les étages du club. »

Le directeur « Ticketing et Hospitality » devrait faire un premier compte rendu à sa direction au début du mois de mars. En attendant, les ateliers participatifs se poursuivent. Certaines dates ont même été rajoutées pour accueillir un maximum de personnes. Et si vous souhaitez faire une remarque ou soumettre une idée, n’hésitez pas également à écrire au club. En l’état actuel des choses, tout aide est le bienvenu pour le patient « Girondins de Bordeaux. »