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Des chants homophobes entonnés par les Lillois lors du derby contre Lens

Ligue 1 : De nouveaux chants homophobes entonnés par les Lillois lors du derby contre Lens

AU SECOURSAlors que ce week-end de football en France est consacré à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, des chants homophobes ont été entendus à Lille vendredi soir
Aymeric Le Gall

A.L.G.

Alors que la LFP a décidé de consacrer ce week-end de football à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, à l’occasion de la 27e journée de Ligue 1, c’est une autre discrimination qui a été mise en évidence par le Collectif Rouge Direct de lutte contre l’homophobie, samedi. Dans un tweet publié samedi, on entend le kop lillois entonner un chant homophobe contre leur rival lensois lors du derby disputé vendredi soir sur la pelouse du stade Pierre-Mauroy.

« Les Lensois sont des pédés, et de pauvres demeurés », ont ainsi repris en chœur les supporteurs des Dogues, sans que l’arbitre n’intervienne pour arrêter la rencontre. « Un chant homophobe habituel, totalement prévisible, qui n’a pas donné lieu à la procédure d’arrêt de match prévue par le règlement et souhaitée par la ministre des Sports, dont nous attendons la réaction », a réagi auprès de RMC le collectif Rouge Direct.

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Celui-ci craint également « des manifestations d’homophobies » lors du match OM-PSG de dimanche soir au stade Vélodrome. Selon nos confrères de RMC Sport, le délégué de la rencontre n’a rien noté dans son rapport de fin de match et les clubs n’ont pas non plus signalé ces chants.

A quand l’arrêt des matchs ?

Le début de saison avait été marqué par des chants homophobes similaires dans plusieurs stades de Ligue 1, dont le Parc des Princes lors du premier Classique PSG-OM en septembre dernier. Un événement qui avait poussé la ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra à réclamer l’arrêt des matchs en pareilles circonstances.

Quelques semaines plus tard, c’est Vincent Labrune, le président de la LFP, qui y allait de son vœu. « Sur l’homophobie, on est prêts à aller le plus loin possible. Ce n’est même pas que ça m’insupporte, ça me rend fou, avait-il alors déclaré. Les questions liées à l’homophobie me rendent fou. Il faut systématiquement interrompre la rencontre, ça me semble une bonne mesure pour marquer le coup. » Un jour peut-être, mais celui-ci n’est, semble-t-il, pas encore venu.