Disparition d'Emiliano Sala: Le manager de Cardiff a pensé à tout plaquer après «une semaine traumatisante»

FOOTBALL Neil Warnock s'est exprimé devant la presse pour la première fois depuis la disparition de l'attaquant argentin, ce lundi... 

N.C. avec AFP

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Le manager de Cardiff Neil Warnock s'exprime pour la première fois sur la disparition d'Emiliano Sala, en conférence de presse le 28 janvier 2019.
Le manager de Cardiff Neil Warnock s'exprime pour la première fois sur la disparition d'Emiliano Sala, en conférence de presse le 28 janvier 2019. — Chris Fairweather/Huw Evans/REX/Shutterstock/SIPA

Tulipe jaune accrochée au survêtement, Neil Warnock a commencé par présenter ses excuses aux médias pour son silence de la semaine passée. « C’était trop tôt », a expliqué le manager de Cardiff. Ce lundi, en conférence de presse, il est cette fois revenu longuement sur les jours qui ont suivi l’annonce de la disparition de l'avion amenant Emiliano Sala au pays de Galles. « Une semaine traumatisante », a-t-il résumé.

« Vous pensez 24 heures sur 24 à la question de savoir s’il faut continuer ou non… C’est impossible de dormir. Je suis dans le football depuis 40 ans et cela a été de loin la semaine la plus difficile de ma carrière, et de très loin. Ça a été une semaine traumatisante, et ça l’est toujours. Je n’arrive pas à me faire à la situation », a dit Warnock.

« Ça m’a probablement impacté plus fort que n’importe qui d’autre, car j’ai rencontré le garçon et je lui ai parlé pendant les six à huit dernières semaines », a confié le technicien anglais, qui avait fait le déplacement en France pour convaincre le buteur argentin de rejoindre les « Bluebirds ». Le manager a aussi avancé qu’il avait déjà sûrement déjà pris un avion avec le pilote David Ibbotson. « Il était, je crois, un pilote fabuleux », a-t-il ajouté, sans être plus précis que ça.

Warnock a aussi révélé que lui et plusieurs joueurs de Cardiff avaient parlé à des psychologues à la suite de la disparition de Sala. « Il faut le faire. Qui va motiver le "motivateur" ? Ça va quand je suis en public ou avec les joueurs, mais c’est quand je suis seul ou à la maison que j’y pense », a-t-il indiqué, confiant que « trois ou quatre » de ses joueurs avaient très mal vécu le drame.