VIDEO. Fraude fiscale: Cristiano Ronaldo condamné à 18,8 millions d'euros et 23 mois de prison (qu'il ne purgera pas)

FOOTBALL Le joueur était à Madrid mardi matin pour valider l’accord passé avec le fisc espagnol…

A.L.G. avec AFP

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Ronaldo au bras de sa compagne à la sortie du tribunal de Madrid.
Ronaldo au bras de sa compagne à la sortie du tribunal de Madrid. — PIERRE-PHILIPPE MARCOU / AFP

Retour à Madrid pour Ronaldo, mais à la case tribunal. La star planétaire du ballon rond a formalisé mardi devant la justice un accord avec le fisc espagnol prévoyant une amende de 18,8 millions d’euros pour fraude fiscale. Dans le cadre de cet accord scellé en juin dernier, le parquet réclame également contre l’attaquant portugais, transféré l’été dernier du Real Madrid à la Juventus Turin, une peine de 23 mois de prison qu’il n’aura pas à purger. En Espagne, les peines jusqu’à deux ans de prison ne sont généralement pas appliquées aux personnes sans antécédents judiciaires.

Ronaldo garde le silence

Lunettes de soleil sur le nez et tout sourire, CR7 est arrivé mardi matin, main dans la main avec sa compagne Georgina Rodriguez, au tribunal situé dans le nord de la capitale espagnole. L’ancien Madrilène n’a pas fait de déclaration à la presse, se contentant de signer quelques autographes avant de monter dans son véhicule pour repartir. Alors qu’il avait demandé pour des raisons de sécurité à pouvoir entrer dans le bâtiment en voiture, ce traitement de faveur lui a été refusé par le président du tribunal.

« Malgré sa grande notoriété », il n’est pas établi que son accès au tribunal par l’escalier habituel puisse « compromettre (sa) sécurité », a jugé ce dernier dans une décision rendue publique lundi. Une demande de comparution par vidéoconférence lui a également été refusée.

Des sociétés offshore dans le viseur

Le parquet de Madrid avait lancé ses poursuites en juin 2017 contre Ronaldo qui avait été auditionné un mois plus tard. Le parquet accuse le quintuple Ballon d’Or d’avoir utilisé un montage de sociétés basées à l’étranger - aux îles Vierges britanniques et en Irlande, où les taux d’imposition sont très bas - pour éviter de payer ses impôts en Espagne sur ses « droits à l’image » entre 2011 et 2014.

Les avocats du joueur alléguaient pour leur part une simple différence d’interprétation sur la part de revenus imposables en Espagne. L’accord entre le fisc espagnol et le Portugais a permis à ce dernier d’échapper à un procès coûteux en termes d’image et au terme duquel il risquait une peine plus lourde.