Strasbourg-PSG: A la Meinau, Paris, même remanié, avait-il déjà la tête à Belgrade et l'Europe?

FOOTBALL Entre la réception de Liverpool et le déplacement à Belgrade, tous deux décisifs en Ligue des champions, les Parisiens ont enchaîné leurs deux premiers nuls de la saison en Ligue 1, à Bordeaux puis Strasbourg...

Bruno Poussard

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En Alsace, les Parisiens de Marco Verratti ont enchaîné un deuxième nul consécutif en Ligue 1 ce mercredi soir.
En Alsace, les Parisiens de Marco Verratti ont enchaîné un deuxième nul consécutif en Ligue 1 ce mercredi soir. — J-C. Verhaegen / AFP.
  • Trois jours après leurs premiers points perdus à Bordeaux (2-2), le PSG a concédé un deuxième nul en Ligue 1 à Strasbourg (1-1) ce mercredi.
  • Ces deux matchs sont intervenus sont deux rencontres majeures en Ligue des champions, contre Liverpool et Belgrade. Un hasard?

Au matin de ce match, 20 Minutes se demandait si le moment n'était pas le bon pour enfin taper le PSG en Ligue 1 cette saison. Malgré une rencontre disputée à la même époque que la folle victoire de la saison passée, les Strasbourgeois n’étaient pas vraiment d’accord. Tout compte fait, entre deux rencontres décisives en Ligue des champions, l’instant était peut-être bien idéal…

Après la victoire contre Liverpool (2-1) et avant la dernière rencontre décisive de la phase de poules à Belgrade (le 11 décembre), les Parisiens auront ainsi enchaîné leurs deux premiers matchs nuls en championnat, après une série de 14 victoires consécutives depuis la reprise. A Bordeaux, d’abord (2-2). Puis contre le Racing club de Strasbourg, trois jours plus tard (1-1).

« Tout le monde pense à la finale à Belgrade », estime Tuchel

A la Meinau, les Parisiens ont attendu une mi-temps avant de rentrer dans le match. Le temps, finalement, de changer de schéma et faire rentrer Kylian Mbappé pour s’assurer, au moins, un nul. A l’effectif largement remanié - sans Neymar et Marquinhos, ou avec Dani Alves et Thiago Silva sur le banc -, les hommes de Thomas Tuchel ont-ils alors gardé la tête à l’Europe ?

En Gironde et en Alsace, le technicien allemand n’a pas vu de décompression. « On peut sentir que tout le monde autour de nous pense à la finale à Belgrade après Liverpool, reconnaît-il toutefois. Peut-être qu’il nous manquait de la pression pour être plus décisifs dans ce match. » Le coach parisien se réjouit néanmoins de « l’état d’esprit » et de « la qualité » des siens en deuxième mi-temps.

« On a enchaîné deux nuls mais on vit une belle période », clarifie Verratti

« Je ne peux pas attendre tout le temps de mes joueurs le même état d’esprit que face à Liverpool », justifie Thomas Tuchel. Un peu de chance, quelques décisions clés, du réalisme, voilà ce qui a manqué au PSG à Strasbourg selon lui. « On a eu des situations dangereuses, malheureusement, on n’a pas pu marquer, on a peut-être manqué de frappes dans la surface. »

Déjà champion d’automne après 14 journées, ce Paris sait se satisfaire de ce nul à sept jours d’un déplacement majeur à Belgrade. « Le coach a fait tourner parce qu’il sait quand sont les matchs importants pour nous, embraye Marco Verrati. On a la chance d’avoir cet avantage au classement. Ne pas avoir perdu de match en Ligue 1 est bien. Même si on a enchaîné deux nuls, on vit une très belle période. »

En préparation de cette réception attendue chaude en Serbie, le PSG a peut-être enfin eu un bon avant-goût à la Meinau. Où les Strasbourgeois ont, comme annoncé, mis de l’intensité dans les duels pour tenter de perturber leurs adversaires. « Il y en aura peut-être encore un peu plus à Belgrade, termine Tuchel. On doit l’accepter. Il faut bien le gérer, ce n’est pas nécessaire d’être distrait. »