Jason Denayer a délivré les Lyonnais en deuxième période.
Jason Denayer a délivré les Lyonnais en deuxième période. — Laurent Cipriani/AP/SIPA

FOOTBALL

OL-ASSE: Totalement éclipsés en première période, les Lyonnais arrachent un décevant derby grâce à Denayer (1-0)

Après être totalement passé à côté du premier acte (deux tirs tentés), l'OL a su se relever, sans Nabil Fekir puis malgré l'expulsion de Rafael, pour remporter le derby (1-0), ce vendredi face à l'ASSE...

  • Comme d’habitude, l’OL n’a vraiment pas maîtrisé son sujet ce vendredi. Même la perspective d’un gros rendez-vous comme le derby n’a pas empêché les Lyonnais d’être amorphes en première période.
  • Les joueurs de Bruno Genesio ont montré un tout autre visage à la reprise, après la sortie d’un Nabil Fekir emprunté et légèrement diminué. Jason Denayer a alors signé son premier but avec l’OL au meilleur moment possible (1-0, 62e).
  • Malgré l’expulsion de Rafael (70e), les Lyonnais ont tenu bon dans un derby décevant, s’emparant du même coup provisoirement de la deuxième place en Ligue 1.

Comme la saison passée (1-1), le derby au Parc OL n’a pas offert de grandes envolées. Extrêmement gênés par l’ASSE et carrément inoffensifs en première période, les Lyonnais ont eu le mérite de remporter ce match qui compte tant grâce à un remarquable coup de tête de Jason Denayer (1-0, 62e) et ce malgré l'expulsion de Rafael ensuite (70e).

Un OL longtemps plus inquiétant que jamais dans le jeu. OK, les statistiques sont parfois trompeuses. Mais c’est une sacrée anomalie de voir un effectif aussi riche que celui de l’OL, sans le moindre absent au milieu et en attaque, arriver à la pause avec seulement deux tirs tentés dans un derby à domicile. Et aucun de cadré tant qu’à faire.

De même, en symbole ultime d’une équipe coupée en deux, avec trois attaquants (Depay, Fekir et Dembélé) englués dans l’axe et esseulés, Moussa Dembélé n’a touché… que cinq ballons lors des 45 premières minutes. Un total famélique qui en dit long sur la galère lyonnaise, notamment dans la lignée des nuls au Parc OL contre Nantes (1-1) et Bordeaux (1-1). Dans ce contexte, on était très très loin de l’esprit derby.

Sans Nabil Fekir, l’OL se réveille. On n’aurait pas imaginé écrire ça un jour mais cet OL a cette fois su réagir sans son chef d’orchestre Nabil Fekir. Hors du coup en première période, et annoncé avec "une douleur à l'adducteur" selon Bruno Genesio (ce qu'a démenti l'intéressé après le match), l’international tricolore a cédé sa place dès la reprise à Maxwel Cornet. Repositionné en 10 derrière Cornet et Dembélé dans le 3-4-3 de Bruno Genesio, Memphis Depay a semblé plus à l’aise. Son service plus que propre pour Moussa Dembélé manquant sa tentative (47e) a lancé un temps fort lyonnais. D’un coup, l’OL a trouvé rythme, enchaînements et fluidité dans le jeu.

Après avoir signé une frappe déviée de peu à côté (61e), Memphis Depay s’est (encore) montré décisif en adressant un corner parfait conclu par un coup de tête rageur de Jason Denayer (1-0, 62e). Bonne surprise du mercato lyonnais, la recrue défensive belge a choisi le meilleur moment pour inscrire son premier but. Comme souvent, l’OL aux deux visages a donc fait des siennes. Et comme souvent aussi, ça a au final tourné du bon côté pour les hommes de Bruno Genesio.

L’expulsion de Rafael relance les Verts. Comment Rafael a-t-il à ce point pu se laisser emporter par sa fougue ? Après un ballon mal maîtrisé, le latéral brésilien s’est jeté comme un fou furieux, les deux pieds décollés et les jambes écartées, en direction des chevilles de Yann Mvila, dos à lui. Logiquement expulsé (70e) à un moment où son équipe maîtrisait (enfin) son sujet, Rafael a remis les Verts dans le coup. Cohérents en première période, et ayant poussé Anthony Lopes à deux parades (23e devant Diony, 30e face à Debuchy), les Stéphanois avaient en effet disparu des radars après le repos.

Sur le coup franc de l’expulsion, Timothée Kolodziejczak a eu une énorme opportunité pour la première vraie intrusion stéphanoise dans le camp lyonnais lors du deuxième acte (71e). Entré en jeu, Yannis Salibur a lui aussi eu des balles de 1-1 sur le fil, mais il a été gêné par un retour litigieux de Lucas Tousart (82e), avant de buter sur un tacle à l’arrach' ultra clutch de Fernando Marçal, l’invité surprise de la défense à trois de l’OL (83e). Mine de rien, revoilà les Lyonnais provisoirement deuxièmes de Ligue 1, un point devant le LOSC.