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La différence entre Angers et Strasbourg? «L’expérience», selon Bahoken

Angers: La différence avec Strasbourg? «L’expérience en Ligue 1», répond l'attaquant Stéphane Bahoken

FOOTBALLAprès quatre années passées au Racing, l'attaquant camerounais a rejoint les rangs du SCO...
Alexia Ighirri

Propos recueillis par Alexia Ighirri

L'essentiel

  • Après quatre années passées au Racing club de Strasbourg, qu’il a accompagné du National à la Ligue 1, Stéphane Bahoken a rejoint Angers au dernier mercato.
  • La différence entre Strasbourg et Angers ? « Je crois que c’est l’expérience en Ligue 1. Quand on a perdu les trois premiers matchs, je n’ai pas senti de panique chez les joueurs, le staff ou le président », répond l'attaquant camerounais.

Et si on poursuivait notre examen, entamé il y a quasiment un an jour pour jour avec le manager général angevin, Olivier Pickeu, du modèle que peut-être le SCO pour Strasbourg afin de s'installer dans l'élite ? L’attaquant camerounais Stéphane Bahoken, qui a passé quatre années au Racing et a rejoint Angers au dernier mercato, nous y a aidés, à la veille du déplacement les Alsaciens au stade Raymond-Kopa (samedi, 20h).

Deux buts, deux passes décisives en six matchs… Comment jugez-vous votre début de saison ?

Encourageant mais peut mieux faire. J’arrive dans une nouvelle équipe, je dois faire mes preuves. J’avais fait un bon premier match contre Nîmes, et puis une blessure m’a fait louper deux matchs importants (Rennes et le PSG). Mais je reste en confiance.

Est-il difficile de succéder à Karl Toko Ekambi (17 buts la saison dernière), qui a quitté Angers pour Villarreal ?

Je n’ai pas de pression supplémentaire, on a chacun notre parcours. Toko était deux ans à Angers, la première année il marque sept buts avant d’exploser et de faire sa meilleure saison. Mais ce qui est primordial, c’est de maintenir l’équipe en Ligue 1 avant les performances personnelles.

Vous en parlez lorsque vous vous retrouvez en sélection avec le Cameroun ?

On n’a pas forcément parlé de cela. On s’est félicité pour nos transferts respectifs, et il m’a donné quelques conseils sur la manière de jouer avec mes coéquipiers d’Angers.

Est-ce que vous avez l’impression d’avoir changé de dimension en changeant de club ?

Non, j’ai surtout l’impression de continuer ma progression. Il fallait que je trouve un club et des dirigeants pour me donner cette chance, pour me faire confiance et pour arriver en attaquant numéro un. J’avais besoin de tomber dans un projet où j’avais un vrai rôle à jouer. A moi maintenant d’être le plus performant. Ce n’est pas un changement de dimension, mais une continuité du plan de carrière que j’ai en tête.

Un plan de carrière qui pourrait vous mener à…

Faire plus de matchs, marquer de plus en plus de buts, pour un jour, sans me précipiter, pourquoi pas aller voir dans les championnats anglais ou allemands ? Mais, avant tout, je dois confirmer ma dernière saison intéressante à Strasbourg. J’avais marqué sept buts, je dois en marquer plus que ça pour aspirer à voir plus haut.

Quelle est la différence entre Strasbourg et Angers ?

Je crois que c’est l’expérience en Ligue 1. Quand on a perdu les trois premiers matchs, je n’ai pas senti de panique chez les joueurs, le staff ou le président. Dans les vestiaires, le coach nous a dit : « La Ligue 1, on la connaît. Ce n’est pas parce qu’on voit Nîmes deuxième qu’on va descendre. Calmez-vous et retenez les points positifs. » Au Racing on avait peut-être plus tendance à paniquer, par simple manque d’expérience.

Qu’est-ce que vous retenez de vos années strasbourgeoises ?

J’ai grandi, j’ai appris, j’ai évolué. Et puis il y a ce magnifique public, tout cet engouement dans toutes les divisions. Strasbourg c’est une ville de foot. En fait, c’est une région de foot.

Il y a peu de rescapés de l’épopée National-Ligue 1 dans l’équipe qui se déplace à Angers samedi. C’est normal, prévisible au vu des exigences du haut niveau ?

Je ne sais pas si c’est prévisible. Quand on fait plusieurs montées successives, il faut que le club croie en ses joueurs pour les garder. Ce n’est pas une évidence. La Ligue 1 demande certaines compétences. Nous, les joueurs présents en National, on pouvait peut-être avoir certaines lacunes mais on compensait par l’envie de se dépasser.

Est-ce que, depuis votre arrivée à Angers, vous sentez que vous avez progressé ?

Oui, sur la conservation du ballon. Vu que je suis seul devant, je travaille plus là-dessus. Je dois encore progresser sur l’efficacité et sur les appels à faire en fonction des partenaires de jeu, je dois davantage m’adapter au style de jeu de passes longues. A Angers, on a un entraîneur des attaquants (Patrice Sauvaget). C’est nouveau pour moi et ça m’aide parce qu’on travaille beaucoup devant la cage à l’entraînement.