Strasbourg: Benjamin Corgnet et Yoann Gourcuff, duo de milieux souvent blessés, parfois moqués

FOOTBALL Le Racing club de Strasbourg de Benjamin Corgnet reçoit le Dijon FCO de Yoann Gourcuff à la Meinau samedi (20h)...

Alexia Ighirri

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Strasbourg-Dijon: Le match des Gourcuff et Corgnet, moqués pour leurs blessures.
Strasbourg-Dijon: Le match des Gourcuff et Corgnet, moqués pour leurs blessures. — ROMAIN LAFABREGUE / AFP et FREDERICK FLORIN / AFP
  • A l'occasion du Strasbourg-Dijon, samedi (20h) au stade de la Meinau, deux milieux moqués pour leurs blessures se retrouvent face à face: Yoann Gourcuff pour le DFCO et Benjamin Corgnet pour le Racing.
  • Eloigné des terrains en début de saison à cause d’une entorse à la cheville, le Strasbourgeois est devenu, à son insu, la mascotte du nouveau compte Twitter @InfirmerieRCS. 
  • Yoann Gourcuff reste lui la cible préféré du chroniqueur Julien Cazarre (Canal +) : « Corgnet n’a pas ce côté hypocondriaque. Il faut qu’il y ait un personnage, une aspérité, pour faire quelque chose de marrant. Avec Gourcuff, on a l’impression qu’il fait toujours attention dans sa gestuelle »

Quand Dijon se déplace, la focale se fait automatiquement sur sa recrue Yoann Gourcuff. Souvent, il faut le dire, pour sa réputation de joueur blessé. C’est encore le cas à l’occasion du match du DFCO à Strasbourg, samedi (20h). D’autant que dans les rangs alsaciens figure Benjamin Corgnet, milieu dont le CV a aussi été, par le passé, noirci de blessures à répétition ( une liste de ses bobos est disponible).

Eloigné des terrains en début de saison à cause d’une entorse à la cheville, le Strasbourgeois est devenu, à son insu, la mascotte du nouveau compte Twitter @InfirmerieRCS : « Il a un côté Yoann Gourcuff du pauvre, une grande qualité technique mais une faible résistance au mal. Mais un superbe joueur quand il est à 100 % », décrit l’internaute supporter du Racing.

« Des dispositions tactiques avec des sprays antidouleur »

Justement, Corgnet a retrouvé la forme et du temps de jeu… « Benjamin manque déjà à l’infirmerie, il apportait sa bonne humeur et sa philosophie de jeu, qu’il nous illustrait en faisant des dispositions tactiques avec des sprays antidouleur et des bandes de strapping », s’amuse le twittos qui lui a trouvé des concurrents : « Anthony Goncalves, dont la blessure est aussi mystérieuse que la sympathie qu’il dégage à ses adversaires, ou encore Idriss Saadi, boule de muscles sous taurine terrassée par un virus qui l’a laissé schlass. Dimitri Liénard est également loin de retrouver sa grande forme, mais nous ne soignons pas les bleus à l’âme dus à la perte de sa place de titulaire. »

« S’ils veulent venir me le dire en face, je rigolerai », dixit Benjamin Corgnet

Comment le joueur vit ce trollage ? Plutôt bien, ignorant l’existence du compte Twitter. « Je répondrai que j’en suis quasiment à 200 matchs de Ligue 1 et que ça fait 8, 9 saisons que je suis là, ce n’est pas par hasard. Au début des carrières, quand on est un peu jeunes, ce sont des choses qui peuvent un peu toucher. S’ils veulent venir me le dire en face il n’y a pas de souci, je rigolerai. Pour moi, je ne suis pas quelqu’un qui me blesse souvent », assure-t-il, rappelant qu’il n’y peut rien lorsqu’une blessure est due à un tacle par-derrière.

Si cela peut rassurer le Racingman, il n’est pas près de détrôner Yoann Gourcuff dans les esprits. Encore moins dans celui du maître en la matière, Julien Cazarre (Canal +), qui adore charrier le néo-Dijonnais : « Corgnet n’a pas ce côté hypocondriaque. Il faut qu’il y ait un personnage, une aspérité, pour faire quelque chose de marrant. Avec Gourcuff, on a l’impression qu’il fait toujours attention dans sa gestuelle. »

Qui aime bien, châtie bien. Et le chroniqueur de l’émission J + 1 le confie : « J’adore ce joueur, je suis un grand fan ! En vrai, ça me fait de la peine, c’est un terrible gâchis ». Ce n’est pas un peu vache alors de rire des blessures ? « L’idée n’est pas de se moquer de la blessure en soir, parce que c’est un drame, répond Julien Cazarre. Mais après il y a ceux pour qui tout est blessure… Gourcuff ne supporte pas de ne pas être à 100 % et quand il ne l’est pas, il ne veut plus jouer. En vieillissant, il va perdre ses cheveux, ses dents, et il risque de mal le vivre lui ! Après il me faut une image à exploiter. Il n’y a pas d’envie d’acharnement : on n’est pas dans la satire politique, ça va plus vite pour un joueur, il est plus vulnérable. »