OL: «On attend un peu trop l’exploit individuel»… Pourquoi les Lyonnais manquent (encore) leur début de saison

FOOTBALL En arrachant samedi un nul heureux (2-2) à Caen, l'OL a confirmé son début de saison poussif. Et la semaine s'annonce bouillante avec des chocs contre Manchester City et l'OM...

Jérémy Laugier

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A l’image de Tanguy Ndombele, l’OL a vraiment souffert samedi à Caen.
A l’image de Tanguy Ndombele, l’OL a vraiment souffert samedi à Caen. — CHARLY TRIBALLEAU / AFP
  • Pourtant épargné par le calendrier, l’OL compte déjà huit points de retard sur le PSG après cinq journées de Ligue 1.
  • Un bilan comptable très décevant qui s’accompagne de grandes lacunes collectives, comme l’a encore prouvé le nul (2-2) en supériorité numérique, samedi à Caen.
  • La semaine va déjà être cruciale pour Bruno Genesio et son groupe, entre le début de la Ligue des champions, mercredi à Manchester City, et la réception de l’OM dimanche.

Trois mal classés de 2017-2018, un promu et un OGC Nice en reconstruction. L’OL pouvait difficilement espérer un calendrier plus clément pour entamer au mieux cette saison, avant le grand retour de la Ligue des champions, mercredi à Manchester City. Sauf que comme si souvent, les Lyonnais sont déjà à l’envers à la fin de l’été, lâchés à 8 points du leader parisien en seulement 5 journées. Voici en quoi la situation est vraiment préoccupante après un nul heureux (2-2) à Caen samedi, malgré 40 minutes en supériorité numérique.

Peu de changements, et pourtant… Hormis le PSG, et dans une moindre mesure l’OM, les principaux adversaires du dernier Top 8 subissent tous un retard à l’allumage quasi logique en raison de profonds changements opérés dans l’effectif, et parfois aussi sur le banc. Mais Lyon est loin de tout ça, n’ayant jamais aligné plus de deux recrues sur ses cinq premières rencontres, à l’image des seuls Jason Denayer et Moussa Dembélé à Caen.

Ce groupe, qui a pourtant fini la saison sur 9 succès lors des 10 dernières journées de L1 en 2017-2018, n’affiche jusque-là aucune force collective, comme s’il se découvrait. « En ce début de saison on a parfois un peu trop attendu l’exploit individuel, expliquait récemment dans une interview pour Goal Martin Terrier. On devrait peut-être essayer de jouer plus les uns avec les autres. » L’ancien Strasbourgeois n’a pas mis longtemps à cibler les grandes lacunes de cet OL.

Des choix perdants à Caen. La responsabilité de Bruno Genesio est évidemment engagée dans ce début de saison manqué, et plus encore dans les criantes difficultés de longue date de son équipe à faire le jeu face aux défenses regroupées. L’entraîneur lyonnais a assumé samedi avoir préservé Memphis Depay (entré en jeu à la 71e minute) après ses deux matchs avec les Pays-Bas et avant la rencontre à Manchester.

En feu au printemps, avec de nombreux exploits individuels ayant permis à l’OL de grimper sur le podium, celui-ci n’est pas loin d’être indispensable à Lyon. Et sans doute davantage pour forcer un succès à Caen que pour une affiche aussi déséquilibrée que celle s’annonçant mercredi. Intéressants lors de la dernière victoire contre Strasbourg (2-0), Martin Terrier et Pape Cheikh Diop auraient également pu prétendre à une place de titulaire en Normandie.

Genesio prêt à réagir ? « Très en colère » samedi soir, Bruno Genesio apparaît vraiment marqué par le contexte de plus en plus pesant autour de l’OL. Il a eu le mérite d’être franc en se projetant sur le premier match de Ligue des champions du club depuis décembre 2016, mercredi à l’Etihad Stadium : « C’est trois ou quatre niveaux au-dessus de ce qu’on a joué ce soir. Donc si on a le même comportement, ça va faire cher ».

Pas sûr qu’il s’agisse du message le plus rassembleur à envoyer avant de préparer une telle affiche. Même si là, tout comme dimanche contre l’OM, son équipe ne risque pas de devoir tenter (en vain) de déjouer un énième bloc bas.