OM-Rennes: Revenu de nulle part, Marseille est encore en chantier mais pas encore en crise

FOOTBALL Une semaine après sa défaite face à Nîmes, l'OM a fait match nul (2-2) face à Rennes, ce dimanche, au stade Vélodrome. Un résultat décevant, mais logique : les Marseillais étaient menés 2-0 à la mi-temps...

Au stade Vélodrome, Jean Saint-Marc

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Si quelqu'un a compris ce que voulait faire Ocampos sur le coup, qu'il n'hésite pas à se signaler dans les commentaires.
Si quelqu'un a compris ce que voulait faire Ocampos sur le coup, qu'il n'hésite pas à se signaler dans les commentaires. — C. Simon / AFP
  • C'est encore brouillon, c'est encore confus : en rodage, l'OM enchaîne un deuxième match sans victoire. 
  • Les Marseillais se sont laissés surprendre par Rennes, au Vélodrome, mais ont réussi à égaliser (2-2). 

On pensait les fantômes de l’été dernier de retour. Le mistral les a chassés. Souvenez-vous, septembre 2017 : encore étourdis par une branlée monégasque, les Marseillais étaient rossés par d'étonnants Rennais. On a bien cru revivre la même histoire, ce dimanche :  Rennes a mené 2-0. Puis le Vélodrome a grondé. Et les Marseillais se sont réveillés. 2-2, score final : l’OM est encore en chantier mais pas encore en crise.

>> Tremblante défense. Comme d’hab', un grand coup de tatane. La première intervention de Rami, efficace à défaut d’être soyeuse, nous avait un chouïa rassurés. Trois minutes plus tard, le jeune Kamara était chaudement félicité par le Vélodrome pour une jolie interception. On s’est alors dit que cette défense était plus convaincante que l’association Caleta-Car/Rami, en difficulté à Nîmes. On s’est bien planté : elle était tout aussi tremblante.

A la 36e, Kamara s’est laissé surprendre, Rami est arrivé très en retard et a tout emporté : le ballon, la jambe et les espoirs de clean-sheet de Pelé. Battu par un penalty tout en puissance de Bourigeaud (37e), l’Albatros est coupable d’une grossière erreur sur le second but rennais, inscrit juste avant la mi-temps. Il a grossièrement relâché un centre anodin, offrant son but vide à Sarr (45e).

>> Le réveil du Vél'. Le virage Sud a rugi des « Pelé, Pelé, Pelé » pour remobiliser son gardien, après sa boulette. Il a surtout explosé à la 55e, quand les Marseillais se sont enfin réveillés, revigorés par un but aussi opportuniste qu’improbable d’Ocampos : corner à deux, centre de Payet, tête de Gustavo, poteau, Koubek qui la touche, Ocampos qui la reprend. Vous n’avez rien compris ? Rassurez-vous, Ocampos non plus.

Rami a ensuite touché la transversale (56e), Payet a ensuite vendangé une belle contre-attaque (57e). Mais bon, ce match s’emballait enfin, on n’allait pas se plaindre. Un but hors-jeu de Mitroglou plus tard (66e), c’est le Rennais Bensebaini qui égalisait, envoyant dans le petit filet de son gardien un excellent centre d’Ocampos (72e).

>> L’OM en chantier. Solides derrière, malins devant, les Rennais ont la bonne gueule de l’équipe qui va en emmerder plus d’une, cette saison. Cette fois, ils n’ont pas battu l’OM, mais laissent le Vél' en chantier. Défensif, évidemment : les différentes charnières (Kamara-Rami d’abord, Gustavo-Rami ensuite) manquent de réflexes.

Offensif, surtout : on n’a pas vu Germain, à peine Mitroglou, et on cherche toujours le Thauvin de l’an dernier. Le champion du monde n’a pas encore retrouvé sa capacité d’accélération. Par contre, il n’a pas perdu ses réflexes égoïstes et cette fâcheuse tendance à se prendre pour le sauveur. En même temps, cet OM-Rennes était présenté comme celui de la rédemption…

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