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«Je suis là»... L'appel du pied au MHSC de Saihi, au chômage depuis un an

Montpellier: «La balle est dans le camp du MHSC» estime Jamel Saihi, à la recherche d'un club

INTERVIEWRécompensé par la ville de Montpellier qui a baptisé un terrain multisports à son nom, Jamel Saihi, champion de France 2012, est sans club depuis an...
Jérôme Diesnis

Propos recueillis par Jérôme Diesnis

Champion de France en 2011-2012, il fut l’un des symboles de cette génération douée sur le terrain et attachante en dehors. Jamel Saihi, l’enfant des quartiers des Arceaux et du mas Prunet, a désormais un stade de city à son nom. L’occasion d’échanger avec le joueur âgé de 31 ans, sans club depuis un an.

Un terrain à votre nom dans votre ville, ça représente quoi ?

Je suis né à la clinique Clémentville à deux pas de là, j’ai fait toute ma scolarité jusqu’en primaire aux Arceaux. Ce petit centre sportif qui porte mon nom, c’est la preuve que j’ai fait quelque chose de bien dans ma ville. Je suis fier pour moi, pour mes parents.

Montpellier célèbre son titre de champion de France en 2012
Montpellier célèbre son titre de champion de France en 2012 - DAMOURETTE/SIPA

Où en est votre carrière de footballeur ?

Après une saison à Angers où on ne m’a jamais donné le temps de m’acclimater, je suis sans club depuis un an. J’ai eu des possibilités aux derniers mercatos, mais rien de très intéressant. Je sais ce que je peux encore apporter à un club de L1 ou en L2, s’il est ambitieux. J’en ai sous la semelle, mais il faut un projet excitant. Je ne vais pas accepter n’importe quoi. Jouer à l’étranger ne me dérange pas, mais pas dans un championnat de troisième zone, comme on me l’a proposé. Si je signe quelque part, c’est pour jouer quelque chose, à fond.

Jamel Saihi sous les couleurs d'Angers, face au PSG de Hatem Ben Arfa, le 30 novembre 2016.
Jamel Saihi sous les couleurs d'Angers, face au PSG de Hatem Ben Arfa, le 30 novembre 2016. - CHRISTOPHE SAIDI/SIPA

Et un retour à Montpellier, c’est envisageable ?

C’est compliqué. J’aurais aimé revenir l’été dernier, mais je n’ai pas senti une grande envie du club. Je suis attaché à cette région et au MHSC. Je connais très bien le coach qui m’a lancé en CFA. Ils ont certainement des doutes sur mon état physique. Mais pour savoir où j’en suis, il faut me tester. La balle est dans leur camp. Ils ont fait une très bonne saison. Mais comme à chaque intersaison, il y a aura forcément du mouvement. Je suis ça attentivement. Je suis là.

Jamel Saihi face à Lille, une semaine avant le titre de champion de France.
Jamel Saihi face à Lille, une semaine avant le titre de champion de France. - DAMOURETTE/SIPA

Seul, comment vous entraînez-vous ?

J’ai pris un coach sportif. Après je me connais, j’ai fait beaucoup de préparation dans ma carrière. Je m’entretiens physiquement quasiment tous les jours en variant les sports et les exercices. Rien ne remplace la compétition, mais si on a une bonne base physique, le reste revient très vite.

Vous aviez souffert du ménisque après le titre. Physiquement où en êtes-vous ?

Quand on donne tout sur le terrain, même diminué, on prend des risques. C’est ce qui est arrivé encore récemment à Dimitri Payet. Comme 99 % des footballeurs, j’ai des usures par-ci, par-là. Mais avec un staff médical compétent, je peux jouer 40 à 50 matchs par saison, comme des Vito Hilton, des Benjamin Nivet. Physiquement, je n’ai rien à envier à beaucoup de joueurs en activité aujourd’hui.

Jamel Saihi en Ligue des champions face à Olympiakos, le 24 octobre 2012.
Jamel Saihi en Ligue des champions face à Olympiakos, le 24 octobre 2012. - DAMOURETTE/SIPA

Et si vous n’intégrez pas de club à la fin du mercato ?

Contrairement au mercato d’hiver où les clubs qui recrutent veulent des joueurs immédiatement compétitifs, le mercato d’été laisse le temps pour les clubs de faire des essais. Mais s’il n’y a rien d’ici la fin du mercato estival, à 31 ans, ça deviendra compliqué…