VIDEO. Ligue Europa: Ce but du «grand attaquant» (!) Rolando symbolise parfaitement cet OM
FOOTBALL•Le défenseur central qualifie l'Olympique de Marseille pour la finale de la Ligue Europa... Mythique, historique, et symbolique...Jean Saint-Marc
L'essentiel
- Placardé par Franck Passi, réhabilité par Rudi Garcia, blessé avant ce match : Rolando est revenu de nulle part pour marquer un but décisif face à Salzbourg, ce jeudi soir, en demi-finale de Ligue Europa.
- Il symbolise bien cette saison dingue de l'OM. Et les limites de cette équipe...
De notre envoyé spécial à Salzbourg,
C’est un but qui a provoqué plusieurs craquages. Celui des derniers fumigènes des 1.500 supporters Marseillais en déplacement à Salzbourg. Celui des titreurs de L’Equipe, aussi, qui lâchent un magnifique « Rolando ballon d’or » en une de l’édition de ce vendredi matin. Un but de légende, inscrit par un joueur qui, sans en être une, symbolise parfaitement cet OM de Frank McCourt.
Il a débarqué en zone mixte avec un grand sourire, un tendon d’Achille douloureux et, comme toujours, beaucoup de modestie. La Une de L’Equipe ? Cela doit être une erreur, « ils ont juste inversé deux lettres » et confondu avec Ronaldo. Son but ? « Je ne joue que 25 minutes, c’est grâce à l’équipe qui a tenu jusque-là. » Rolando, c’est un soldat. Le soldat de Rudi Garcia qui a son arrivée à la tête de l’OM a fait sortir le Cap Verdien du loft. Et fait de ce défenseur jugé trop lent l’homme du match de son premier Classico, un 0-0 au Parc des Princes.
Homme du match pour sa solidité à Paris, pour son efficacité à Salzbourg. « Heureusement que notre grand attaquant est entré en jeu et qu’il a bien fait le travail », ironise Rudi Garcia. Le coach olympien a évidemment noté que Rolando a cadré, à la 116e minute, le premier tir du match. Lors de ses deux matchs face à Salzbourg, l’OM a passé près de deux heures et demie sans solliciter le gardien adverse. Alors, c’est vrai, le but de Rolando symbolise, en vrac :
- Le courage d’une équipe qui « nique la science » et dont les joueurs (Rami, Sarr et désormais Rolando) n’ont pas de réticences à jouer amoindris.
- Sa force mentale, quand elle renverse des montagnes et marque en toute fin de match.
- Son côté foutraque, sa bonne humeur : « Ça faisait six mois que je le faisais chier en lui disant qu’il ne marquait pas assez sur coup de pied arrêté », chambre Dimitri Payet. Florian Thauvin a lui carrément dégoté sur les réseaux sociaux un photomontage de Rolando en Zidane.
Ce vendredi matin, l’OM est en finale. Alors Rolando, c’est Zidane, c’est Ronaldo, c’est le grand attaquant. Heureusement, car les vrais attaquants de l’OM ne sont pas beaucoup montrés, ce jeudi. Florian Thauvin a mis une tête sur la transversale, mais c’est tout. C’est mieux que rien, rien étant l’apport de Valère Germain, qui vendange une occasion en or, seul à hauteur du point de penalty, après un une deux délicieux avec Dimitri Payet.
En finale contre l’Atlético, « il faudra être meilleur offensivement et défensivement », euphémise l’ancien Monégasque. Mais la finale, c’est le 16 mai, et comme le disent Adil Rami et IAM, « demain, c’est loin. » Alors laissons Rolando passer de belles heures dans la peau du héros.


















