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Ligue Europa: «On va tout casser chez Aulas... Mais avec respect!» L'OM plus chaud que jamais pour la finale à Lyon
FOOTBALL•Le président de l'OM a pourtant lancé un appel au calme, ce jeudi soir, après la qualification de Marseille face à Salzbourg...Jean Saint-Marc
L'essentiel
- Les supporters marseillais sont ravis de disputer leur première finale européenne en 14 ans au Parc OL, antre du rival Lyonnais.
- Le président a tenté de lancer un appel au calme, avant la finale de Ligue Europa, le 16 mai.
De notre envoyé spécial à Salzbourg,
C'est une ville qui ne respire pas vraiment le football. Et qui est plus habituée à entendre du Mozart que des chants de supporters. «What the fuck is this», a-t-on entendu au passage du cortège olympien. Et une vieille dame a même demandé un peu de calme à des Marseillais qui ont passé une bonne partie de leur journée à hurler qu'ils allaient «tout casser» chez Jean-Michel Aulas.
Le tube s'est ensuite fait oublier, pendant les 116 premières minutes du match. C'est sans doute de la superstition, mais les 1.500 Marseillais installés en parcage ont attendu que Rolando qualifie l'OM pour entonner leur refrain préféré.
Autre refrain, plus téléguidé, celui de l'appel au calme, en zone mixte. Après s'être écharpé par médias interposés, Jacques-Henri Eyraud et Jean-Michel Aulas ont discuté au téléphone, en début de semaine. Cela n'a pas empêché le président Lyonnais de lâcher une petite pique sur la chaîne L'Equipe. « Je pensais qu’il était important qu’il appelle au calme avant même la qualification. Il ne l’a pas fait. Je pense qu'il va le faire très vite.» Quelques minutes plus tard, effectivement, dans cette zone mixte aux allures de parking souterrain :
« «Je pense qu'il n'y aura pas d'incidents à Lyon. Nos supporters iront avec enthousiasme, mais ce sera une fête. On sera à Lyon pour passer un grand moment, un immense moment. Je veux souligner qu’on a 1500 supporters qui sont venus à Salzbourg et qui se sont comportés je crois de manière excellente. Il y a eu cette marche, depuis le centre ville, et je n’ai pas entendu parler d’un seul incident. Il faut aussi dire que les supporters marseillais sont capables de bien se tenir.» »
C'est vrai que l'atmosphère était bon enfant. Les policiers avec qui l'on a discuté ne se plaignaient pas du tout du comportement des Marseillais. L'UEFA, en revanche, n'aura pas apprécié les fumigènes massivement craqués au coup d'envoi, et, surtout, la demi-douzaine d'entre eux balancée sur la pelouse. Quand on l'a relancé sur le sujet et les amendes qui ne tarderont pas à arriver à la Commanderie, Jacques-Henri Eyraud a éludé : «On verra ça plus tard !»
L'Atlético, Aulas, l'extrême droite... Triple passif
Il verra plus tard, aussi, les patrons des groupes de supporters, les responsables policiers et préfectoraux. Quoi qu'en dise Eyraud, ce match sent le souffre. Les jeunes ultras marseillais n'ont pas digéré les polémiques de la saison. Les plus anciens se rappellent des violents affrontements avec la police, en marge d'un Atlético Madrid-Marseille, en 2008, et l'incarcération dans la foulée de Santos Mirasierra. Et les plus gauchistes ont bien l'intention d'aller saluer les groupes d'extrême-droite installés dans le Vieux-Lyon.
«Il faut que tout le monde soit civilisé», répond Florian Thauvin à cette «question piège» sur l'organisation de la finale à Lyon. «C'est sûr que c'est un peu une revanche par rapport aux derniers évènements.» «Une journée de fête et rien d'autre», promet Adil Rami, qui jouera là son dernier match de la saison : il a écopé de trois matchs de suspension pour le début de baston à la fin d'OM-Lyon. Alors il finira par lâcher la formule qui résume tout : «On va tout casser chez Aulas... Avec du respect, j'espère !»


















