FC Nantes: Le jour où Henri Michel a refusé de «chapeauter» son ami Der Zakarian
FOOTBALL•En 2008, le président Waldemar Kita lui avait proposé un poste de manager général du FCN...David Phelippeau
L'essentiel
- Henri Michel est décédé ce mardi à l'âge de 70 ans.
- L'ancien milieu de terrain nantais (1966-1980) avait décliné en 2008 un poste de manager général du FCN.
- A l'époque, c'était Michel Der Zakarian, ami et ancien partenaire d'Henri Michel, qui était coach.
Il avait préféré décliner la proposition du président Kita. En mai 2008, Henri Michel, qui est décédé ce mardi à l’âge de 70 ans, aurait pu revenir au FC Nantes en tant que… manager général. A l’époque, le FC Nantes vient de retrouver l’élite du foot français avec comme entraîneur Michel Der Zakarian (et son adjoint Baptiste Gentili), mais le président nantais - arrivé un an plus tôt - n’a pas confiance du tout en ses techniciens.
« Je sens qu’ils ont une faiblesse sur le plan technique, diagnostique Kita à l’époque. Même si ce sont des gens travailleurs et honnêtes, il faut leur donner un coup de main. » Il poursuit de manière plus générale sur les coachs : « Les entraîneurs ne savent pas s’adapter vite et bien. Je suis surpris par la faiblesse d’analyse de certains coachs à la fin des matchs. Il nous faut quelqu’un qui ait une vision plus globale. » WK contacte alors Henri Michel, fraîchement remercié de la sélection du Maroc, pour lui proposer ce poste de « chapeauteur » de Der Zakarian, comme se plaisait à le dire le président nantais.
Trop proche de Der Zakarian pour lui donner des ordres…
Henri Michel refusera catégoriquement la proposition. « J’ai décliné la proposition. Nantes, c’est fini, confie-t-il à 20 Minutes. Les conditions n’étaient pas réunies pour que ça puisse se faire. » Il précise les raisons de son refus : « Déjà, sur un plan financier, il y avait un monde entre leur proposition et mes attentes. De plus, je me voyais très mal parachuté au-dessus des deux entraîneurs [Michel Der Zakarian et Baptiste Gentili]. C’était délicat pour moi car je connais très bien Michel… Enfin, le poste proposé m’éloignait quelque peu du terrain, ce qui ne me correspond pas. »
Il conclut : « J’étais pourtant enthousiaste à l’idée de revenir à Nantes. Je regrette que ça n’ait pu se faire. »


















