Incidents ASSE-Monaco: Un supporter confondu par les CRS pour son bonnet? «Tout le monde a le même»

JUSTICE Ce fidèle Magic Fan a été relaxé mercredi devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne…

J.Lau.
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De nombreux débordements ont eu lieu le 15 décembre à l'issue du match ASSE-Monaco (0-4), aux abords du stade Geoffroy-Guichard.
De nombreux débordements ont eu lieu le 15 décembre à l'issue du match ASSE-Monaco (0-4), aux abords du stade Geoffroy-Guichard. — ROMAIN LAFABREGUE / AFP
  • Le 15 décembre, des affrontements entre supporters stéphanois et forces de l’ordre ont eu lieu après le match ASSE-Monaco (0-4).
  • Repéré en raison de son bonnet, un membre des Magic Fans est passé devant le tribunal correctionnel mercredi à Saint-Etienne.
  • Faute de preuve de son implication dans la blessure d’un CRS ce soir-là, ce Stéphanois de 44 ans a rapidement été relaxé.

L’affaire n’a que quatre mois mais elle semble être à des années-lumière de la situation sportive actuelle des Verts, en course pour une qualification en Ligue Europa. Le 15 décembre, l’ASSE est pourtant bien au fond du trou en Ligue 1 lorsqu’elle subit une déroute (0-4) contre l’AS Monaco. Une rencontre suivie par de nombreuses échauffourées aux abords d’un stade Geoffroy-Guichard déjà frappé par un huis clos partiel.

Douze mille euros de dégradations sont chiffrés par Saint-Etienne Métropole ce soir-là et un CRS est notamment blessé à la tête durant ces affrontements avec des supporters du club. Les autorités sont formelles et s’appuient sur la vidéosurveillance pour pointer un homme coiffé d’un bonnet noir, blanc et vert, comme l’un des principaux agresseurs. A la barre du tribunal correctionnel de Saint-Etienne mercredi, le père de famille de 44 ans assure pourtant « être un supporter ancien et pondéré », comme le rapporte Le Progrès.

« Il y a un doute et il doit profiter au prévenu »

Ce membre des Magic Fans (kop nord) n’aura besoin que d’un véritable argument pour se sortir d’affaire : « Ce bonnet, il y en a des centaines comme ça. C’est celui du club, donc en hiver, tout le monde en a dans les tribunes. » Comme qui plus est ce fameux bonnet justifiant sa présence à la barre n’a même pas été retrouvé chez le prévenu, le procureur lâche l’affaire.

« Je déplore ces violences, qui sont totalement inadmissibles, indique celui-ci. Mais je ne sais pas si c’est lui. Tout tient à cette histoire de bonnet et il y en a partout dans le stade. Il y a un doute et il doit profiter au prévenu. » Avant de voir son client relaxé par le tribunal, l’avocat de la défense Me Laurent Verilhac a enfoncé le clou : « On ne peut absolument pas rattacher ces violences à mon client. La seule chose que vous pouvez condamner, c’est un bonnet ».