Strasbourg: Numéro 3, Landry Bonnefoi «toujours prêt» avec les galères des gardiens du Racing

FOOTBALL Avec la blessure d'Alexandre Oukidja en cours de match à Marseille, le troisième gardien du Racing, Landry Bonnefoi, a participé à son troisième match de Ligue 1 de la saison...

Bruno Poussard

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Landry Bonnefoi a notamment été titularisé lors du déplacement à Metz après la réception de Toulouse pour
Landry Bonnefoi a notamment été titularisé lors du déplacement à Metz après la réception de Toulouse pour — JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP.
  • Depuis le début du mois de décembre, les deux premiers gardiens du Racing club de Strasbourg ont enchaîné les blessures.
  • Si bien que le numéro 3, Landry Bonnefoi, a déjà participé à quatre rencontres, dont trois en Ligue 1, depuis le début de la saison.

Depuis le début du mois de décembre, c’est la galère au poste de gardien à Strasbourg. Pris de douleurs au thorax pendant la folle victoire contre le PSG (2-1), Bingourou Kamara n’a plus rejoué depuis le 2 décembre après avoir ensuite été blessé au genou. Son numéro 2, Alexandre Oukidja, est lui aussi tombé face au même PSG en Coupe de la Ligue dix jours plus tard.

De retour début 2018, ce portier a dû de nouveau sortir en cours de match, à Marseille cette fois, à cause de son genou gauche, ce mardi. Si bien que le numéro 3, Landry Bonnefoi, a gardé les cages du RCS pour la quatrième fois de la saison au Vélodrome. Il pourrait en être de même ce samedi contre Dijon, à moins que Kamara ne revienne.

L’entraîneur des gardiens, Jean-Yves Hours complétait mercredi :

« La série de blessures nous empêche d’avoir les trois gardiens à disposition en même temps depuis deux mois. Bingourou ? Il a repris il y a une dizaine de jours. Il pourrait jouer. On n’en a pas encore parlé avec le coach. Mais pour ce qui est médical, il faut demander au docteur. »

Alors qu’Oukidja passait des examens, le staff - espérant « la durée d’indisponibilité la plus courte possible » - ne s’inquiète pas trop de la pénurie. Parce que les trois gardiens s’entraînent de la même manière chaque semaine. « Ils ont exactement le même travail, la même quantité, poursuit Jean-Yves Hours. Simplement, la veille du match, une hiérarchie se dégage. »

« Que ce soit Landry ou Bingourou, le poste de gardien de but sera assuré. C’est l’équipe qui compte. »

Peu lui importe, Landry Bonnefoi se prépare toujours comme s’il allait jouer : « Il faut rester concentré sur le travail pour être toujours prêt. Mais c’est très dur, parce qu’il y a parfois des petits coups de mou. C’est beaucoup le mental qui joue et j’ai de la chance, je ne lâche rien ! » Cette saison, le numéro 3 compte 182 minutes en Ligue 1 (et 23 en Coupe de la Ligue). Une situation pas simple.

« En numéro 3, on sait qu’on n’aura pas beaucoup de temps de jeu et on ne fait que les entraînements, mais il faut être prêt parce que des fois on doit rentrer assez vite. »

Une situation de numéro 3 déjà connue à la Juventus

Cette situation, le portier de 34 ans l’a déjà connue au début de sa carrière. Pas n’importe où : à la Juve, derrière un certain Gianluigi Buffon (et Antonio Chimenti). « Je suis parti jeune dans un grand club étranger pour apprendre. Après, en sachant que c’était Buffon numéro 1, c’était compliqué de jouer, donc après cinq ans, j’ai voulu partir pour m’aguerrir ailleurs », raconte-t-il.

Du National à la Ligue 1, de Dijon à Châteauroux, Landry Bonnefoi a ensuite pas mal bourlingué en France - « c’est comme ça qu’on se forge un caractère », dit-il - avant de débarquer en Alsace à l’été 2016, après une saison sans contrat. Un club où il « se sent bien » et « s’entend bien avec (s)es coéquipiers », où il a finalement prolongé sur le tard en juillet 2017 après un bref passage à l’UNFP.

« Mon envie était de rester. Après, je me suis posé la question assez longuement comme je savais que c’était un poste de troisième gardien et que je me demandais un peu si je voulais vraiment le refaire. Mais c’était mon choix premier et j’en suis très content. »

Deux bonnes performances en tant que titulaire

Du haut de ses quelques matchs de Ligue 1 (avec Bastia, en 2012-2013), Landry Bonnefoi a en tout cas plutôt tenu la baraque lorsque les clés lui ont été confiées en décembre, malgré les trois pions encaissés par le Racing à Metz. « Ses matchs ont été bons contre Toulouse ou à Metz même si on encaisse des buts, je pense que dans la première heure il nous sauve quelques situations, confirme Jean-Yves Hours. Il est présent, il répond, il travaille. »

Celui qui doit vouloir continuer le foot tant qu’il aura « l’envie » et « des contrats » et qui sert parfois également de relais à son entraîneur spécifique auprès de ses deux collègues portiers au Racing depuis le début de la saison aura peut-être justement encore à répondre présent en Ligue 1 ce week-end.