Football : Le gardien du Racing Alexandre Oukidja raconte comment il gagne ses duels sur penalty

SPORT Strasbourg et son gardien de but affrontent Ajaccio ce lundi à 20h45 au stade de la Meinau…

Alexia Ighirri

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Football: Le gardien du Racing Alexandre Oukidja raconte comment il gagne ses duels sur penalty.

Football: Le gardien du Racing Alexandre Oukidja raconte comment il gagne ses duels sur penalty. — G. Varela / 20 Minutes

«Ma frappe y’a personne qui l’arrête, Penalty j’souris au gardien ». Alors c’est sûr, PNL n’a pas récemment croisé la route d’Alexandre Oukidja. Parce que lors des deux dernières rencontres du Racing, le gardien de but strasbourgeois a mis en échec deux adversaires sur penalty, contre Sochaux et Reims, « dans la même semaine, sans même les toucher », sourit le goal. Le premier a frôlé l’extérieur du poteau, le second a tapé la transversale.

En attendant un troisième – parce que jamais deux sans trois —, qui sait peut-être ce lundi à la Meinau face à Ajaccio (20h45), on est allé demander à Alexandre Oukidja de nous expliquer comment il fait pour gagner ses duels.

Avantage psychologique

« Ne donne pas la recette », a plaisanté son coéquipier défenseur du Racing Yoann Salmier. Celui qui a chaperonné notre entretien a été rassuré : le gardien de but n’a pas de recette miracle à dévoiler. « C’est psychologique en fait. Normalement un tireur ça doit choisir un côté et tirer fort sur ce côté », estime-t-il.

Et sur ce plan, le goal le sait « j’ai un avantage : parce que c’est plus dur d’arrêter un penalty que de le marquer. Psychologiquement, si je l’arrête c’est tout bénef, si je le prends je le prends. Les gardiens n’ont rien à perdre alors que le tireur à tout à perdre ».

« Tout de suite déstabiliser le tireur »

Faneva Andriatsima pour Sochaux et Grejohn Kyei pour Reims en ont fait l’amère expérience donc. Ce n’est pas faute de les avoir prévenus : « A Kyei, je lui ai dit qu’il allait tirer au-dessus, que ça allait arranger tout le monde sauf lui », raconte Alexandre Oukidja.

Parce que ça fait aussi partie du jeu selon le gardien : « Dès qu’on voit l’arbitre siffler un penalty, on essaye tout de suite de déstabiliser le tireur, de le déconcentrer un maximum. Parce qu’on sait que c’est presque la moitié du travail fait. Je m’approche vers lui, j’essaye de lui parler ». Ensuite, le portier alsacien écarte les bras, se déplace de gauche à droite… « J’essaye de prendre le maximum de place dans le but, pour que l’attaquant ait l’impression que le but rétrécit. » Avant de partir « à fond » du côté qu’il aura choisi.

« Pour l’instant ça nous sourit », conclut-il. Et si la réussite pouvait encore rester dans le camp strasbourgeois ce lundi, cela pourrait hisser les Alsaciens sur la deuxième marche de la Ligue 2 en cas de victoire face à Ajaccio.