TFC-Nice: Après cet incroyable scénario, jusqu'où les Toulousains peuvent-ils descendre?

FOOTBALL Renversé par Nice mercredi soir (1-2), Toulouse reste sur cinq matchs sans victoire, et glisse à la 15e place de Ligue 1…

Nicolas Stival

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L'attaquant toulousain Corentin Jean, perplexe après la défaite face à Nice, le 29 novembre 2017 au Stadium de Toulouse.
L'attaquant toulousain Corentin Jean, perplexe après la défaite face à Nice, le 29 novembre 2017 au Stadium de Toulouse. — R. Gabalda / AFP
  • Pascal Dupraz a critiqué le comportement de son équipe et de certains joueurs.
  • Le technicien toulousain ne parvient pas à enrayer le déclin de son équipe.

Comment une équipe qui mène au score depuis la troisième minute, en supériorité numérique et avec un penalty à tirer en sa faveur, parvient-elle à perdre un match ? Demandez aux Toulousains, surpris par Nice mercredi soir au Stadium (1-2), après avoir eu une balle de 2-0 ratée par Jimmy Durmaz. « Je n’ai pas les mots », avoue Max-Alain Gradel , les yeux dans le vide au sortir des vestiaires. « A dix contre onze, on a un peu baissé de rythme, on a voulu préserver le score », tente d’analyser l’ailier ivoirien du TFC.

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« On est frileux, on manque de personnalité », tranche Pascal Dupraz, dans une colère froide. Le technicien, de plus en plus contesté par les supporters Violets, l’assure et le répète : si Toulouse joue mal et occupe la quinzième place de Ligue 1 au bout de 15 journées, avec un petit point d’avance sur Lille, barragiste, et deux sur Angers, premier relégable, il en est le premier responsable.

Mais l’entraîneur n’oublie pas d’envoyer des piques en passant. Contre « ces joueurs qui arrivent en retard aux rassemblements », sans les nommer. Ou contre ceux « qui ont confirmé qu’ils ne pouvaient pas prétendre être titulaires au TFC » du fait de leur piteuse entrée en jeu, et qui font « quatre contacts avant de délivrer une passe vers l’arrière ».

Cinq matchs sans victoire

Contre Nice, Dupraz a tour à tour lancé Yago, Cahuzac et Sylla. En face, Lucien Favre a notamment fait rentrer Saint-Maximin et Srarfi, respectivement passeur et buteur sur la deuxième réalisation niçoise, dans les arrêts de jeu… Bref, l’entraîneur toulousain tâtonne et Toulouse, qui reste sur cinq matchs sans victoires, s’enfonce.

Auteur de deux buts en quatre jours, Andy Delort se démène pour tenter de masquer la misère, mais cette équipe, sans âme ni fil conducteur, est à la dérive. Le technicien savoyard a écarté pour la deuxième fois d’affilée Giannelli Imbula ce mercredi, mais aussi sorti Yaya Sanogo du groupe. Autrement dit, les deux têtes d’affiche du recrutement estival.

Pourtant, match après match, Toulouse continue à suinter la fébrilité, même lorsqu’il se retrouve comme ce mercredi dans des conditions ultra-favorables. « Il ne faut pas baisser les bras, tente Gradel. Il vaut mieux que ces défaites arrivent maintenant qu’à la fin du championnat. »

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Un an et demi après avoir échappé par miracle à la relégation sous la houlette de Dupraz, le TFC ne semble pourtant pas à l’abri du grand plongeon. « Je ne suis pas venu ici pour voir l’équipe descendre en L2, tonne le technicien, avant un rendez-vous périlleux samedi à Lille, qui vient de mater Lyon sur ses terres (1-2). Il faut retrouver de l’allant, de l’enthousiasme. »

Une place sur l’échafaud semble déjà promise à Metz, avec ses quatre pauvres points. Dont un ramené le 18 novembre de Toulouse (0-0), alors que l’équipe lorraine avait évolué à dix contre onze pendant près de 70 minutes... L’histoire bégaie, et les supporters Violets prennent peur.