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TFC-Metz: Impuissants face au dernier de Ligue 1 réduit à dix, ces Toulousains font peine à voir
FOOTBALL•Le TFC n’a pas réussi à battre une lanterne rouge en infériorité numérique dès la 23e minute. Franchement inquiétant…Nicolas Stival
L'essentiel
- Même s’ils ont fini avec quatre attaquants, les Toulousains n’ont pas réussi à marquer.
- Ils auraient même pu s’incliner, tant les Messins, pourtant réduits à dix, ont été dangereux en fin de match.
Une bonne bronca des 15.656 spectateurs officiellement présents au Stadium ce samedi soir a raccompagné les Toulousains au vestiaire. « Ce qui m’ennuie, c’est que les supporters soient déçus, lâche Pascal Dupraz. Il faut qu’ils comprennent que les joueurs sont déçus eux aussi. »
Il y a de quoi. En supériorité numérique depuis l’expulsion de Diagne, à la 23e minute, les Violets ont été infoutus de battre Metz (0-0). Pire : l’une des pires lanternes rouges de l’histoire de la L1 (quatre points après 13 journées) a bien failli obtenir sa deuxième victoire cette saison, avec trois énormes occasions de Nguette et Roux entre les 82e et 86e minutes !
Les éclairs de Gradel
Décevants contre Saint-Etienne (0-0) puis transparents à Nantes (2-1) avant la trêve, les hommes de Pascal Dupraz ont de nouveau livré une prestation sans queue ni tête. Privés de leader technique depuis le départ cet été d’Oscar Trejo, ils ont surtout pu compter sur quelques éclairs de Gradel sur son aile gauche, bien épaulé par le latéral Amian, ou sur l'abattage dans l'entrejeu de Blin, qui a toutefois frôlé l'expulsion (carton jaune orangé pour une semelle sur Niakhaté, 39e).
Le TFC a bouclé son match avec quatre attaquants (Durmaz, Sanogo, Delort et Gradel). Pour rien. Le gardien lorrain Didillon, déjà exemplaire devant Jullien en première mi-temps (37e), a signé un nouvel exploit face à Toivonen (79e). La maladresse de Delort (tête à côté, 62e), ou la malchance (bicyclette de Sanogo sur la transversale, 79e) ont fait le reste.
Gare à l’appel des bas-fonds
« On manque de caractère, et on n’est pas assez dans le partage », déplore Dupraz, qui a pesté contre « les buts tout faits » ratés, « les contrôles superflus », « le manque de jeu collectif » ou « les centres qui n’arrivent jamais ». La dixième place actuelle est trompeuse. Toulouse ne compte que quatre points d’avance sur la zone rouge. « On croit qu’on a franchi un palier et que les affres des bas-fonds ne nous concernent pas, tonne l’entraîneur. Mais à force de galvauder, on y sera promis. »


















