Stade Rennais: «Escroquerie», arbitre «prétentieux entêté» et «imbécile»... Ça y est, René Ruello a rechuté

FOOTBALL Le président du club breton est un spécialiste des punchlines...

Jeremy Goujon

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René Ruello n'a pas digéré l'arbitrage de Frank Schneider à Guingamp.
René Ruello n'a pas digéré l'arbitrage de Frank Schneider à Guingamp. — D. Meyer / AFP
  • Battu à Guingamp samedi soir (2-0), le SRFC n'en finit plus de couler.
  • Et alors que la nervosité gagne tous les acteurs rouge et noir, son président s'est distingué en allumant l'arbitre de la rencontre.

On ne l’avait pas beaucoup entendu ces derniers temps, mais en l’espace d’une semaine, René Ruello s’est bien rattrapé. D’abord sur le site officiel du Stade Rennais, ensuite dans un entretien accordé à L’Équipe, et surtout après la défaite de son club à Guingamp (2-0), où le président du SRFC a parlé d’« escroquerie arbitrale » et qualifié M. Schneider de « prétentieux entêté » et d’« imbécile ».

Le genre de punchlines dont le dirigeant breton, passible d’une sanction de la Commission de discipline de la LFP, est coutumier depuis de longues années. Petit best-of extrait de son troisième mandat à la tête des Rouge et Noir.

Juin 2015 : « Qu’on arrête de nous prendre pour des cons ! » Un peu plus d’un an après son retour à la tête du Stade Rennais, René Ruello est confronté à « l’affaire Ousmane Dembélé ». Le jeune attaquant de 18 ans veut à l’époque quitter l’Ille-et-Vilaine, avant même d’y signer son premier contrat professionnel. Un communiqué de presse rédigé en ce sens par ses agents fait alors sortir de ses gonds le président.

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« On parle de manque de respect […] Tout ça, c’est de l’enfumage de première classe (sic). Il y a une histoire de gros sous derrière, avec des gens qui ont simplement envie de se faire un peu de pognon. Ils feraient mieux de le dire franchement, on comprendrait tout de suite. Il faut quand même arrêter de nous prendre pour des cons ! »

Septembre 2016 : « Si on perd contre Guingamp, vous allez voir… » Défaits dans les grandes largeurs à Dijon (3-0), les Rouge et Noir, de retour au centre d’entraînement de la Piverdière, subissent les foudres de Ruello dans l’intimité du vestiaire.

« C’est inadmissible ce que vous avez fait. Je ne suis pas allé au match, je l’ai regardé à la télévision. C’est une honte, c’est lamentable ! Vous vous prenez pour qui ? Vous avez tout : l’argent, les installations… Vous faites comme vous voulez, mais si on perd contre Guingamp, vous allez voir… Vous avez quelque chose à dire ? Ça ne m’étonne pas. » Le coup de gueule est suivi d’une victoire contre l’EAG (1-0) et d’un mois d’octobre quasi parfait (deux victoires et un nul en Ligue 1, plus une qualification en Coupe de la Ligue).

Juin 2017 : « Paul-Georges, il ne court pas ». Interrogé sur les départs de Paul-Georges Ntep et Kamil Grosicki durant le mercato d’hiver, René Ruello se montre sévère avec l’international français. « Paul-Georges, il ne court pas. Quand vous regardez ses statistiques, il met des accélérations fulgurantes, mais dans le jeu, il est absent […] L’entraîneur [de Wolfsburg] n’en voulait plus au bout de deux matchs, il y a bien des raisons. Et ils ont failli descendre. »

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L’entrepreneur costarmoricain a également des mots doux pour deux potentielles recrues du SRFC au poste d’attaquant. « Franchement, vous croyiez qu’on allait prendre Alexandre Mendy, qui est parti de Guingamp [pour aller à Bordeaux] ou Enzo Crivelli [aujourd’hui à Angers] ? On n’allait pas être tirés vers le haut en faisant ça. »

Juillet 2017 : « Sio ? Il n’y a pas écrit "pigeons" ». N’entrant plus dans les plans de Christian Gourcuff, Giovanni Sio se met d’accord avec Montpellier en vue de la saison à venir. Sauf que Rennes et le club héraultais ne s’entendent pas vraiment sur l’indemnité de transfert. « Ils [Gourcuff et Ruello] ne répondent pas à Montpellier qui a fait une offre ! C’est un manque de respect total », soutient médiatiquement Sio.

Ce à quoi répond René Ruello : « C’est complètement faux. J’ai répondu aux mails de Laurent Nicollin [son homologue du MHSC], comme c’est d’usage, et je ne compte plus les heures passées au téléphone avec l’agent de Giovanni. Ses déclarations, c’est n’importe quoi… » Quant à la somme proposée, faut pas déconner : « Il n’y a pas écrit "pigeons" à l’entrée de la Piverdière ! »