«Je n'ai pas de sympathie pour René Ruello»

Propos recueillis par Jeremy Goujon

— 

Biétry a été recruteur pour le SRFC.
Biétry a été recruteur pour le SRFC. — Ouest Médias / Sipa

Ex-patron des sports de Canal+, Charles Biétry (71 ans) s'est penché sur la situation du Stade Rennais, son club de cœur.

Que vous inspire

le début de saison du SRFC ?

C'est difficile de mettre en place, d'un coup de baguette magique, un effectif où il y a douze nouveaux joueurs. Ça me surprend qu'il y en ait autant, alors qu'il y a un centre de formation fabuleux. Je crains qu'on fasse ainsi peur aux jeunes…

Cela corrobore la petite pique

de Michel Der Zakarian avant

le derby Nantes-Rennes, qui fustigeait le changement de stratégie de Philippe Montanier…

Ce n'est pas Montanier qui l'a changée, c'est le président. Il veut effacer toute trace du passage de Pierre Dréossi, et il prend un gros risque en sacrifiant le centre de formation. Il faudrait voir les finances du club. Les douze nouveaux joueurs, il a bien fallu les payer. Et Kana-Biyik et Makoun le sont toujours pour ne pas jouer…

Vous êtes en froid avec René Ruello. Au point d'être aujourd'hui

persona non grata

au Stade Rennais ?

Sûrement pas au niveau des coachs et des joueurs, car j'ai toujours des relations avec eux. Quand Ruello a acheté sa charge (

sic

), j'ai prévenu le jour même que je ne travaillerai plus à la cellule recrutement. Je n'ai pas attendu qu'il le dise. Je le connais depuis très longtemps, et c'est vrai que je n'ai pas de sympathie pour lui. Après, Rennes, c'est chez moi quand même, il ne pourra jamais l'enlever.

Vous maintenez que tout est fait

à Rennes pour le retour

de Christian Gourcuff ?

Je maintiens totalement que c'est l'idée première de René Ruello quand il reprend le club. Il le dit en privé : c'est de travailler de nouveau avec Gourcuff [coach du SRFC en 2001-2002]. J'espère bien qu'il ne réussira pas. Ça voudra dire que Philippe Montanier a eu de très bons résultats.