Pour réussir en Europe, «le PSG a besoin d'un grand manager dont le nom signifie quelque chose», estime Tapie

FOOTBALL C'est juste pour ça que lui avait fait venir Franz Beckenbauer à Marseille au début des années 90... 

N.C.
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Bernard Tapie en 2013 à Marseille.
Bernard Tapie en 2013 à Marseille. — KARINE VILLALONGA/SIPA

Parmi les innombrables débats autour du match retour entre le Barça et le PSG, la semaine passée,il y a eu l’arbitrage. Et derrière cela, le « besoin de plus de respect » du club parisien au plus haut niveau européen, comme l’avait souligné Unai Emery juste après la rencontre. Dans un entretien accordé à L’Equipe (édition abonnés) mercredi, Bernard Tapie, le président qui a fait de l’OM un champion d’Europe, explique que c’est d’abord dans le choix des dirigeants qu’un club peut faire la différence à ce niveau.

Eliminé en demi-finale de la Coupe d’Europe des clubs champions 1990 sur un but de la main de Vata, Tapie « a compris », ce jour-là. Compris que pour aller loin, il fallait être considéré comme un grand club. Et que pour ça il fallait des noms. « J’ai fait venir Franz Beckenbauer quelques mois plus tard. C’était incroyable. Les arbitres lui demandaient des autographes sur le ballon du match, raconte-t-il. On a bénéficié de son incroyable notoriété. Il nous a offert son prestige. Les plus grands clubs favorisés, ça arrange les instances. Pour elles, c’est un peu la promesse de quarts de finale, de demi-finales et d’une finale exceptionnels. »

Voilà, pour lui, ce à quoi doivent réfléchir les décideurs parisiens pour l’avenir. «Le PSG a besoin d’un très, très grand manager dont le nom signifie quelque chose. Il a suffisamment d’argent pour se le payer. Kluivert, il faut arrêter, assure-t-il. Il vous a fait rêver ? Pas moi. Dans le très haut niveau, il y a des mecs fabuleux. » Vraiment, c’est non pour le retour de Leonardo ?

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