VIDEO. Barça-PSG: «C’est clair que je fais faute sur Di Maria», Paris s’est salement fait voler par l’arbitre

FOOTBALL Et ce n’est pas parce qu’ils ont pris une branlée qu’il ne faut pas le dire...

B.V.

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Les joueurs du PSG protestent auprès de l'arbitre face à Barcelone, en ligue des champions, le 8 mars 2017.
Les joueurs du PSG protestent auprès de l'arbitre face à Barcelone, en ligue des champions, le 8 mars 2017. — Emilio Morenatti/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Barcelone,

C’est une situation horrible. Parce qu’on voit venir de très loin les anti-parisiens, les non-connaisseurs, les trolls nous expliquer que quand on prend 6-1, on ferait mieux se fermer sa gueule et de faire profil bas. Et c’est totalement vrai. Paris est passé complètement à côté de son match, c’est pas faute de l’avoir dit une bonne vingtaine de fois depuis le coup de sifflet final. Il n’empêche, on se sent obligé de le crier haut et fort:

PARIS S’EST FAIT SALEMENT VOLER PAR L’ARBITRAGE CONTRE BARCELONE!!!

Attendez avant de nous insulter, ce n’est pas nous que le disons, mais Mascherano lui-même. Enfin pas avec ces mots-là exactement, mais le défenseur du Barça a quand même expliqué à une radio locale qu’un penalty évident n’avait pas été sifflé en faveur d’Angel Di Maria lorsque son équipe menait 3-1, à la 85e. « C'est clair que j'ai fait faute sur Di Maria mais je ne crois pas que cela soit la raison de l'élimination du PSG. »

Bah ce qu’on a qu’à faire Javier c’est rejouer les 10 dernières minutes en accordant le penalty aux Parisiens. Bref, une erreur d’arbitrage, même aussi grosse que celle-là, ça arrive. Le problème, c’est que dans ce match, toutes les décisions difficiles à prendre sont allées dans le même sens.

1. Un penalty non sifflé sur une main dans la surface effectivement involontaire, mais Mascherano (encore lui) n’est pas obligé d’étendre ses bras pour gagner 50 centimètres d’envergure

2. Neymar se jette salement sur la tête de Meunier pour aller chercher la faute du premier penalty du Barça. Et le pire, c’est que l’arbitre ne lui donne pas. C’est l’arbitre de surface – pas mieux placé que le central - qui décide qu’il y a faute après avoir pris la pression de trois joueurs barcelonais venus lui beugler sous le nez. Enfin au moins on aura trouvé une utilité aux arbitres de surface.

3. Le deuxième penalty du Barça, où Suarez se laisse complètement tomber devant Marquinhos et abuse totalement l’arbitre de centre, de dos et loin de l’action. Et sur ce coup-ci, l’arbitre de surface, pourtant mieux placé, n’a rien eu à dire.

Et on ne parle pas du jaune extrêmement sévère sorti contre Blaise Matuidi ou de l’enchaînement tacle par derrière + faute sur Cavani qui partait en contre qui n’a pas valu de rouge à Piqué. 

« C’est sans doute plus facile de siffler penalty que de mettre carton rouge »

Le plus gênant dans tout ça, c’est que l’arbitre M. Aytekin, de loin le meilleur Barcelonais hier soir, soit tombé dans le panneau. Neymar et Suarez ont passé leur match à plonger et réclamer des fautes totalement imaginaires, qu’il a d’ailleurs ignoré la majorité du temps, puisqu’il a fini par sortir un jaune à Suarez pour simulation. Mais il faut croire qu’à force d’insister, ça finit par marcher.

« C’est sans doute plus facile de siffler penalty que de mettre carton rouge », soupirait ainsi Thiago Silva. Beaux joueurs, les Parisiens ne se sont pas trop étendus sur l’arbitrage, de peur de passer pour des glands, même si les plus obersvateurs auront vu l'adjoint Zoumana Camara pourrir M. Aytekin en règle à la fin du match. « On ne se cherche pas d'excuses, mais il y a deux penaltys pour nous, sur le penalty de Suarez, il n'y a pas penalty... », avance ainsi le président parisien Nasser al-Khelaifi.

>> A lire aussi : Emery doit-il partir? «Ce n'est pas le moment pour en parler» répond Nasser al-Kheilaifi

A BeIN SPORTS, Unai Emery résume tout ça très bien, et très politiquement : « Nous ne faisons pas le match que nous voulons, et après, la position de l'arbitre est plus souvent en faveur de Barcelone. »

L'arbitrage d'un gros club?

Si les Parisiens préfèrent faire profil bas, c’est un choix tout à fait respectacle. Là où ça devient gênant, c’est qu’on a presque l’impression que Mascherano est assez fier de s’en être sorti comme ça. Comme si c’était un jeu d’avoir les bonnes décisions arbitrales.

Depuis quelques années et un match à Chelsea où des mains flagrantes ont été oubliées («it's a fucking disgrace») pour les Anglais, le Barça traine la réputation d’être un club protégé, comme le Real d’ailleurs. En Espagne, ce pays où les arbitres peuvent faire la une des journaux si ils ont donné une touche à la mauvaise équipe, la polémique enfle chaque week-end sur « l’arbitrage à part des deux géants ». C’est simple pourtant : ça s’appelle être un grand club. Le prestige, l’histoire, le poids politique ou financier… Les arbitres ne sont pas influencés, bien sûr, il est tout simplement toujours plus simple de siffler pour le gros. Le PSG en profite aussi parfois en Ligue 1.

Mais ça prouve une chose : à l’échelle européenne, Paris n’est pas encore un grand club. Si, comme le disait Thiago Silva, il est plus facile de siffler penalty que de donner carton rouge, il est surtout plus facile de siffler contre Paris que contre Barcelone.