PSG-OM: Marseille n'a pas joué mais franchement, c'est Paris qui nous inquiète
FOOTBALL•Les hommes d'Unai Emery n'ont pas été très dangereux dimanche...Romain Baheux
Au Parc des Princes,
La blague est facile, mais on ne peut s’empêcher de vous la sortir. Si on regarde bien, , il fallait les chercher du côté des ultras présents au Parc. OK, c’est un brin démago mais si Marseille est venu garer le bus dans le 16e arrondissement , la bande à Unai Emery a quand même de quoi inquiéter. Explications.
Parce que dans le jeu, ça a été tristounet
On veut bien se moquer longtemps de , mais Opta a lâché une autre stat, tout aussi symbolique : les cinq autres équipes dans le cas de l’OM depuis dix ans dans l’un des cinq grands championnats avaient perdu. Pour faire simple, on ne survit pas en théorie à une telle anémie offensive.
Sauf quand l’adversaire sort le même match que le PSG dimanche, entre les ratés de Cavani et le très faible ratio de trois tirs cadrés sur dix-sept tentatives. Globalement, on a été déçus par l’apathie parisienne.
« Je me souviens de l’occasion de Cavani sur le centre de Matuidi, souligne . A part ça, il y a eu beaucoup de tirs de loin. » Et souvent bien trop imprécis.
Parce que Di Maria et d’autres sont à la ramasse
On n’est pas du genre à tirer sur les ambulances, mais là, il faut dire stop. en Ligue des champions, Angel Di Maria ressemble de loin et dans le noir au cousin du joueur qu’il est censé être, celui chargé d’animer le jeu du PSG. L’Argentin a d’ailleurs eu droit à des sifflets nourris du Parc des Princes lors de son remplacement dimanche.
Le problème, . Les recrues offensives, Jesé et Ben Arfa, jouent peu et n’apportent pas grand-chose quand elles entrent et même Marco Verratti, sorti par son coach avant l’heure de jeu, est en retrait actuellement. Bref, ce n’est pas la joie.
Parce qu’ils se voilent la face
« On a contrôlé le match », « on a bloqué toutes les attaques de l’OM », « il y a pas mal de positif à retenir »… De Thiago Motta à Maxwell en passant par Thiago Silva, pas un Parisien n’est venu expliquer que parce que leur équipe n’est jamais parvenue à contourner le mur mis en place par un OM placé dans le ventre mou du championnat.
« Si on en met un, le match devient très différent. Il y a des détails à améliorer, positive lui aussi Unai Emery. C’est une déception, mais pour les joueurs, je crois que c’est le chemin à suivre. Je suis toujours confiant mais je suis conscient que la route est difficile. » Et se rapproche de plus en plus d’Arsenal, où Paris jouera de Ligue des champions dans un mois.
Parce que le reste de la Ligue 1 voit le problème
Six points de retard au mois d’octobre quand vous avez un effectif comme le PSG, c’est tout ce qu’il y a de plus anecdotique. Mais et que Monaco semble quand même un cran en dessous, tous notent quand même que les Parisiens risquent d’être handicapés par leurs difficultés à contourner des défenses aussi regroupées.
« Le PSG est moins à l’aise pour faire le jeu que les saisons précédentes, souligne le latéral de l’OM Henri Bédimo. On le voit, il y arrive moins. » Et c’est un homme qui vient de le tester qui vous parle.


















