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Aymeric Laporte arrive, et «pas pour l’empêcher de choisir une autre équipe

Equipe de France: Aymeric Laporte arrive, et «pas pour l’empêcher de choisir une autre sélection»

FOOTBALLLa presse espagnole avait annoncé il y a un mois que le défenseur central de Bilbao avait choisi de jouer pour la Roja...
Nicolas Camus

Nicolas Camus

C’est quand même marrant le foot. Parfois, les planètes s’alignent et on peut expliquer de manière tout à fait logique des décisions qui auraient sûrement amené beaucoup plus de questions en d’autres temps. Prenez, vraiment au hasard, la présence d’Aymeric Laporte dans la liste annoncée par ce jeudi pour les matchs de qualifications à venir face à la Bulgarie (7 octobre) et les Pays-Bas (10 octobre).

Fin août, que le défenseur central de l’Athletic Bilbao , lassé qu’il était d’attendre un coup de fil de Deschamps, qui ne l’avait pas pris pour la rentrée. Et un mois plus tard, le voilà convoqué pour la première fois avec les Bleus. La ficelle peut sembler grosse, mais impossible de tirer dessus. Et oui, au-delà du niveau du joueur, DD a un argument imparable pour se justifier : les blessures. Il s’en est évidemment délecté en conférence de presse (et on aurait fait pareil).

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« A aucun moment je fais des choix pour des motifs autres que ce qui concerne l’équipe de France, a attaqué le boss. Je ne prends pas Laporte pour l’empêcher de choisir une autre équipe nationale, mais parce qu’on l’a suivi et que son heure est arrivée. » Il est vrai qu’avec les blessures de Rami et , la méforme de Mangala et le fait que Zouma soit encore en phase de reprise, il y avait un boulevard.

« Je n’imagine pas qu’il refuse la sélection, même s’il en a le droit, comme tout le monde »

Voilà donc pour la première salve. La seconde arrive quelques minutes plus tard. Relancé par un confrère qui lui demande s’il a joint le jeune défenseur pour avoir des « garanties » quant à , Deschamps ne lâche rien. « Non, répond-il du tac au tac. Vous savez, les "il semblerait, il paraîtrait"… Le conditionnel, très peu pour moi. Il a été sélectionné en Espoirs, il était sélectionnable et il l’a été, point. Je n’imagine pas qu’il refuse la sélection, même s’il en a le droit, comme tout le monde. Ça peut arriver, mais je ne pense pas à cette éventualité-là. »

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Au cas où il y avait encore un petit doute sur l’état d’esprit de Didier Deschamps, on en a quand même recausé avec lui une dernière fois. Histoire de savoir s’il comptait éventuellement le faire jouer juste cinq minutes, pour que la cause soit définitivement entendue. Même pas agacé, ce dernier est resté droit dans ses bottes. « Je répète, je ne suis pas là pour sécuriser. Je n’ai jamais fonctionné comme ça. Si j’estime qu’il doit jouer, il jouera, mais pas pour bloquer, sécuriser ou ce que vous voulez. Je ne tiens pas compte du blablabla. » Celle-là était pour la presse. Il aurait eu tort de se priver.