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Richard Virenque crie au complot politique dans l’affaire Festina

Tour de France : « J’allais gagner le Tour 1998 », Richard Virenque crie au complot politique dans l’affaire Festina

cyclismeDans le quotidien belge « La Dernière Heure », l’ancien coureur fait le lien entre sa proximité avec les Chirac et le traitement dont il a fait l’objet lors de la retentissante affaire de dopage qui a explosé à l’été 1998
Nicolas Camus

N.C.

Par ricochet, la journée de mardi était un peu celle de Richard Virenque. Valentin Paret-Peintre est en effet devenu, lors de la 16e étape du Tour de France, le premier Français à s’imposer au sommet du Mont Ventoux depuis l’ancien chouchou du public, en 2002. Virenque a d’ailleurs suivi ça de près : il a passé la journée dans la voiture du directeur du Tour, Christian Prudhomme.

On l’a vu ensuite sur le plateau de « Vélo Club », sur France 2, où il est revenu sur cette fameuse victoire il y a vingt-trois ans, si importante dans son histoire personnelle puisqu’elle marquait pour de bon sa rédemption, après des aveux de dopage et une suspension qui l’a privé de l’édition 2001.

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Celui qui est resté le visage de la fameuse « affaire Festina » continue, vingt-cinq ans plus tard, de crier au complot. Dans un entretien publié mardi par le quotidien belge La Dernière Heure, l’ancien septuple vainqueur du maillot à pois l’assure sans détour. « L’État a tout organisé contre moi », dit-il, avec comme point de départ sa proximité avec Jacques et Bernadette Chirac. « J’allais gagner le Tour 1998 qui passait par la Corrèze, chez eux », dit-il.

« En 1997, Chirac, qui me soutenait pleinement, dissout l’Assemblée, poursuit-il. La gauche arrive au pouvoir. Chirac obtient une étape en Corrèze en 1998. Notre soigneur Willy Voet se fait choper à la frontière belgo-française avant le Grand Départ à Dublin. L’affaire se répand et nous sommes arrêtés où ? En Corrèze. La machine judiciaire se met en branle avec un axe Virenque-Festina. »

« Ils boivent du Banga dans les autres sports ? »

Celui qui avait terminé à la 2e place du Tour 1997 estime que l’homme de main de ce complot était le juge d’instruction Patrick Keil, qui « s’est acharné » sur lui quand il refusait de parler. « En 2009, j’apprends qu’il est en prison pour faux et usage de faux. C’était une vermine, un magouilleur. Un an plus tard, il s’est pendu. L’État, qui voulait la peau de Chirac, avait mis un mec véreux sur l’affaire Festina », lâche l’ancien coureur.

Pour lui, il est évident que Festina, et en particulier lui-même, ont « morflé pour tout le monde ». Il en veut pour preuve que Willy Voet a été arrêté avec 400 doses d’EPO, alors que « sur un Tour, une équipe a besoin de 80 doses. C’était le dealer du peloton. » Virenque en veut aussi à Marie-Georges Buffet, la ministre des Sports de l’époque. « Elle voulait nettoyer le sport : à part le Tour et Virenque, elle a fait quoi ? Ils boivent du Banga dans les autres sports ? », interroge-t-il.

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Tout ça explique en tout cas pourquoi il est revenu par la suite, sous les couleurs de la Domo-Farm Frites, avec l’envie de « tout exploser ». Jusqu’à l’aboutissement, cette victoire au Ventoux le 21 juillet 2002. Ses rêves de maillot jaune à Paris, eux, se sont évaporés pour toujours quatre ans plus tôt. « Rien ne pouvait m’empêcher de gagner, est-il toujours persuadé. À part cette affaire… »