Affaire Festina, que sont-ils devenus?

DOPAGE Il y a dix ans, la plus grande affaire de dopage frappe le Tour de France...

R.S, avec agence

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Le coureur cycliste de l'équipe Festina Richard Virenque, interrogé par les journalistes, le 15 octobre 1998 à Lille, après le scandale de dopage de l'affaire Festina.
Le coureur cycliste de l'équipe Festina Richard Virenque, interrogé par les journalistes, le 15 octobre 1998 à Lille, après le scandale de dopage de l'affaire Festina. — P.Rossignol/REUTERS
Le 8 juillet 1998, les douaniers présents à la frontière franco-belge, trouvent dans un coffre d'une voiture de quoi ravitailler toute une pharmacie. Le conducteur s’appelle Willy Voet. Il est le soigneur belge de l’équipe Festina. A partir de ce jour, les enquêteurs vont remonter le fil de la plus grande affaire de dopage, symbole d’un cyclisme gangrené par l’EPO. Et dont le Tour a dû mal à se remettre.

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Quatre jour avant le départ du Tour, de Dublin, le stock de produits dopants saisi à Neuville-en-Ferain va d’abord précipiter la chute de la plupart des membres de la formation cycliste. Dix ans après la première secousse de ce séisme, la plupart de ses acteurs n’ont plus aucun lien avec le monde du vélo… Quand ils sont encore en vie.

Zülle chauffeur et Hervé commerçant

Après la retraite sportive de Laurent Brochard, en janvier dernier, seul Christophe Moreau figure aujourd’hui encore dans le peloton. Samedi à Brest, le champion de France 2007 a pris, à 37 ans, le départ de son 12e Tour de France. Encore jeune au moment des faits, le leader de l’équipe Agritubel fait aujourd’hui figure de capitaine de route du cyclisme français.

Son ancien leader, Richard Virenque, a su rebondir après l’affaire, en gagnant plusieurs étapes du Tour. L’ex-septuple porteur du maillot à pois qui s'est remis l'an dernier d'une grave chute en VTT, suit désormais l’actualité du cyclisme (et du dopage) au micro d’Eurosport, quatre ans après avoir quitté les pelotons, en 2004.

Cette même année, les deux Suisses Alex Zülle et Laurent Dufaux ont aussi pris leur retraite: le premier est désormais chauffeur VIP sur les courses suisses, et le second représentant pour une société textile. Ils suivaient de quelques années Pascal Hervé, qui est aujourd’hui commerçant à Limoges.

D’autres anciens coureurs à l’image de Neil Stephens ou Didier Rous n’ont eux pas réussi à décrocher avec le milieu. Tous deux officient désormais dans les voitures en tant que directeurs sportifs, à la Caisse d’Epargne et chez Bouygues Telecom. Armin Meier assure, lui, la direction du Tour de Suisse.

Les anciens membres du staff

Le directeur sportif, Bruno Roussel, s’est reconverti dans l’immobilier à Vannes. Son ancien adjoint, Michel Gros, est maintenant agent de coureurs. Antoine Vayer, l’ex-entraîneur, travaille auprès des jeunes en tant que professeur d’EPS et tient une chronique dans Libération.

Eric Ryckaert, le médecin, et Joël Chabiron, l’intendant, sont décédés, en 2001 pour l’un et 2004 pour l’autre.

Quant à Willy Voet, l’homme par qui le scandale est arrivé, il conduit toujours. Mais cette fois, ce sont des cars entre Marseille et Gap.