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Un cycliste amateur accusé de dopage mécanique sur les « Routes de l'Oise »

Cyclisme : Un cycliste amateur accusé de dopage mécanique sur les « Routes de l'Oise »

CYCLISMEUn coureur amateur est soupçonné de dopage mécanique lors d'une course dans le nord de la France
Aymeric Le Gall

Aymeric Le Gall

Erratum : Suite à la parution de cet article, Giovambattista Iera a tenu a publier un droit de réponse afin de livrer sa version des faits.

Selon le Courrier Picard, samedi, un coureur cycliste amateur a été soupçonné de dopage mécanique avec sa bécane. Mis au parfum sur une suspicion de fraude, les organisateurs de la course amateur des Routes de l’Oise ont décidé d’aller inspecter le vélo du dossard 88, un certain Giovambattista Iera.

Selon eux, celui-ci aurait alors pris ses jambes à son cou pour ne pas se faire prendre. « Il était en queue de peloton. Il est remonté sur son vélo et a pris la fuite, nous avons couru après. Le temps qu’on arrive à sa hauteur il avait chargé le vélo dans sa fourgonnette », a relaté au Courrier Picard Frédéric Lenormand, le directeur de la course, lequel a avoué que « c’est la première fois en quarante ans que nous sommes confrontés à ce type de dopage ».

« J’ai eu la peur de ma vie »

« Comme je ne le laissais pas passer, j’ai fini par me retrouver sur le capot de la voiture. Le conducteur a alors accéléré sur environ 300 mètres. J’ai eu la peur de ma vie », a assuré M Lenormand. Le coureur a finalement été exclu de la course tandis que les dirigeants de l’équipe ont, eux, été auditionnés par la police lundi matin.

« Nous n’étions pas au courant. Nous avons des valeurs. Les deux coureurs, Gio Iera et un autre d’origine vénézuélienne ont été immédiatement exclus de notre équipe à la minute où nous avons été informés des faits. Nous sommes une jeune équipe, créée il y a trois ans, ces deux coureurs sont chez nous depuis deux ans. Nous avons été trahis par ce comportement », a déclaré Delphine Bos, la dirigeante de l’équipe nordiste, l’AC Bellaingeoise, à nos confrères.

D'après la Courrier Picard, M. Iera s'est rendu de lui-même à la gendarmerie de Beauvais. Le procureur de la République de Beauvais a ouvert une enquête « pour tentative d’escroquerie et violences volontaires aggravées ». Le cycliste amateur de l’AC Bellaingeoise a finalement été mis « hors de cause » pour les faits de « violences volontaires aggravées sur le directeur de la course », seul le conducteur de la voiture sera convoqué devant la justice. Pour ce qui est du supposé dopage mécanique, l'enquête est toujours en cours mais Giovambattista Iera nie les faits qui lui sont reprochés.

Communiqué de Mr Giovambattista IERA

De nombreux articles de presse m’obligent à apporter des réponses aux allégations mensongères qui y sont contenues et relatives aux faits lors d’une course cycliste « Routes de l’Oise » qui s’est déroulée en France, le 20 mai 2024.

Deux minutes avant le départ, hors de toutes les règles de contrôle applicables, il a été allégué un prétendu « dopage mécanique » de mon vélo. Agressé et menacé par un groupe de personne, j’ai été déstabilisé, et je n’ai pas eu d’autre choix que de décider de quitter la course.

D’abord il est totalement mensonger de prétendre que j’aurais « pris la fuite », et que j’aurai percuté un organisateur. Au contraire j’ai été très rapidement en contact avec les gendarmes et je me suis présenté spontanément pour collaborer immédiatement à leur enquête. L’enquête a ensuite démontré que je n’avais commis aucun acte de violence à l’encontre d’un organisateur.

Pour le prétendu « dopage mécanique », tous les vélos ont été saisis et contrôlés notamment par rayons X par les enquêteurs et des techniciens. J’ai répondu à toutes les questions des enquêteurs pour démontrer ma bonne foi. Je leur ai fourni toutes les informations techniques et éléments matériels. Toutes mes performances ont été analysées. Je dois d’ailleurs souligner le professionnalisme et l’objectivité des services de la gendarmerie de Beauvais.

L’enquête a établi que je n’ai commis aucune infraction, aucune tricherie. A l’issue de l’enquête, aucune charge n’a été retenue à mon encontre. Je suis sorti libre et ma bonne foi a été prouvée. Je suis abasourdi par l’ampleur des publications sur les réseaux sociaux et dans la presse sur cette affaire rocambolesque.

Mon droit à la présomption d’innocence a été gravement violé : il m’a été imputé sans aucune mesure ni prudence, et pendant que je collaborais avec les enquêteurs, des infractions dont il a été démontré que je n’en avais commis aucune. J’engagerai les actions nécessaires pour faire sanctionner les atteintes à mon honneur et ma réputation qui relèvent de la diffamation.