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CyclismeLe grand départ et quatre étapes du Tour 2025 dans les Hauts-de-France

Tour de France 2025 : Le grand départ et quatre étapes pour les Hauts-de-France...sans les pavés

CyclismeLille s’offre le grand départ du Tour de France 2025 et la région quatre étapes. Mais si la Grande boucle s’attardera sur le territoire du Paris-Roubaix, elle n’en usera néanmoins pas les secteurs pavés
Le peloton du Tour de France lors de son passage à Lille en 2022 (illustration).
Le peloton du Tour de France lors de son passage à Lille en 2022 (illustration). - M.Libert / 20 Minutes / 20 Minutes
Mikaël Libert

Mikaël Libert

L'essentiel

  • Après trois grands départs donnés depuis l’étranger, c’est depuis Lille, dans le Nord, que partira le 112e Tour de France, en 2025.
  • Les quatre premières étapes de la Grande boucle se dérouleront dans les Hauts-de-France, entre le Nord, le Pas-de-Calais et la Somme.
  • Alors que le Tour passer a quatre jours sur le territoire du Paris-Roubaix, les coureurs n’emprunteront aucun des secteurs pavés de cette course mythique.

Ce jeudi, ASO, l’organisateur du Tour de France, a dévoilé les premières étapes de la Grande boucle 2025 dont le grand départ sera donné à Lille, le 5 juillet. Pour quatre millions d’euros, département du Nord, Métropole européenne de Lille et région Hauts-de-France font une bonne affaire, puisque la plus prestigieuse des courses cyclistes passera quatre jours sur les routes du territoire. Côté coureurs, il faudra être costaud en sprint, fort dans les côtes et puissant face au vent. Les spécialistes des pavés qui misaient sur quelques secteurs du Paris-Roubaix pour mettre leurs adversaires à l’amende seront déçus, le parcours 2025 évitant soigneusement ces passages piégeux.

Dans l’histoire plus que centenaire du Tour de France, le grand départ de la course n’a été donné qu’à cinq reprises dans les Hauts-de-France. Et la dernière fois qu’il a eu lieu à Lille, c’était en 1994. Trente et un ans plus tard, le 5 juillet 2025, c’est donc depuis la capitale des Flandres que sera donné le grand départ du 112e Tour de France. « Alors que les trois derniers grands départs auront été donnés depuis l’étranger, le Tour a choisi le Nord pour revenir en France », s’est félicité Damien Castelain, président de la Métropole européenne de Lille (MEL). Logique pour le patron de la course, Christian Prudhomme, qui a fait ses études et ses premières armes de journaliste sportif à Lille : « Il fallait revenir dans un territoire qui a le sens de la fête », insiste-t-il.

Les trois premières étapes

C’est donc Lille qui remporte le gros lot en organisant le grand départ de la première étape, laquelle revient d’ailleurs en boucle à Lille. Ce jour-là, les coureurs devront avaler 185 km pour terminer sur un gros sprint d’un kilomètre. Mais avant cela, trois côtes classées, la première d’un km à 7,6 % pour grimper jusqu’au mémorial de Notre-Dame-de-Lorette. La seconde, la côte de Cassel, de près de 2 km, devrait casser quelques pattes, non par son dénivelé de 3,5 %, mais parce qu’elle est presque entièrement pavée. La dernière est celle du Mont Noir, présentant un dénivelé de 6,4 % a seulement 45 km de l’arrivée.

La deuxième étape partira de Lauwin-Planque, près de Douai, pour rejoindre Boulogne-sur-Mer, 209 km plus tard. L’organisateur, ASO, estime que le vainqueur de la veille, sans doute un sprinteur, aura bien du mal à garder son maillot jaune. Ce sont les derniers kilomètres de l’étape qui seront déterminants, avec « un final terrible » : trois côtes classées dans les 20 derniers kilomètres, dont la côte de Saint-Etienne-au-Mont (900 m à 11 %) et celle d’Outreau (800 m à près de 9 %).

Le 7 juillet, la 3e étape partira de Valenciennes pour se terminer à Dunkerque. Un parcours de 172 km sans difficulté particulière, exception faite d’un nouveau passage sur la côte de Cassel par son versant non pavé. En fin de parcours, Christian Prudhomme note néanmoins que les 35 derniers kilomètres de l’étape seront exposés au vent. Galère ou avantage, c’est aussi le sens du vent qui déterminera la physionomie de la course : « peloton scindé en plusieurs groupes ou sprint massif à l’arrivée ».

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C’est sans doute au 4e jour de course que le Tour quittera les Hauts-de-France avec une étape au départ d’Amiens, dans la Somme. On n’en sait pas davantage, ni sur le parcours, ni sur la ville d’arrivée. Peu importe, « on a gagné, le Nord est présent », se félicite déjà le président du département, Christian Poiret. Les quatre millions investis à parts égales avec la métropole et la région seront largement rentabilisés. « Oui nous espérons des retombées économiques extraordinaires », reconnaît Damien Castelain, patron de la MEL, sans donner d’estimation mais en citant les « cent millions d’euros de retombées pour Bilbao en 2023 ».

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