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« C’est toute la nation qui est heureuse », exultent les Argentins

Finale France - Argentine : « C’est toute la nation qui est heureuse », exultent les Argentins de Lyon

AMBIANCeSoudés comme jamais, les Argentins n’ont cessé d’encourager leur équipe, passant par toutes émotions avant d’exploser de joie
Caroline Girardon

Caroline Girardon

L'essentiel

  • «20 Minutes » est allé à la rencontre des Argentins vivant à Lyon pour suivre la finale opposant l’Albiceleste à la France.
  • Entre superstition et encouragements, ils se sont montrés aussi survoltés que leurs compatriotes sur le terrain.
  • Après un match complètement fou, ils ont exulté, saluant le sacre du roi Messi et la victoire de toute une nation.

A Lyon,

Des rires, des chants, des encouragements à n’en plus finir, des pleurs de stress et finalement des larmes de joie. Réunis dans le bouillant bar lyonnais Calle Latino pour suivre la finale entre l’Albiceleste et les Bleus, les Argentins ont chaviré de bonheur après être passés par toutes les émotions au cours d’un match totalement fou.

« C’est mérité. On s’est vraiment bien battu. On a tout donné jusqu’à la dernière minute, savoure Hugo. Dans les bons comme dans les mauvais moments, les Argentins sont toujours derrière leur équipe. Et ce soir, c’est l’excellence qui l’a emporté. » Soudés comme jamais, les supporteurs n’ont cessé d’encourager leur sélection, même lorsque Kylian Mbappé a remis les compteurs à égalité en moins de deux minutes, alors que plus personne ne misait cher sur l’avenir des Bleus. Portés par « l’esprit de Diego », l’appelant à transcender Lionel Messi de là-haut, ils se sont montrés aussi survoltés que leurs compatriotes sur le terrain.


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Messi sur un piédestal

Par « superstition », Carla a endossé le même maillot à chaque rencontre. Un maillot datant de 1986. « J’ai remis le même jean à chaque fois et ma mère, ses sous-vêtements », rigole la jeune femme, « heureuse avant tout pour Messi ». « Il a été critiqué à une époque car on lui reprochait de ne pas chanter l’hymne national. On lui reprochait également de tout gagner avec son club de Barcelone mais de ne pas se donner à fond pour la sélection. Cette compétition était pour lui », s’enthousiasme-t-elle. « Il a tellement fait, il a tout gagné. Il ne lui manquait plus que la Coupe du monde pour finir sur un piédestal », abonde Noelia.

« Cette année, il y a une énergie particulière, tout le monde est euphorique depuis le début du tournoi. Il y a vraiment quelque chose de différent que je ressens par rapport à d’habitude, confiait Valeria avant le coup d’envoi. A chaque rencontre, les Argentins sont descendus dans la rue comme s’ils venaient de gagner la Coupe du monde. » Désormais, c’est chose faite. Trente-six ans après sa dernière victoire, l’Albiceleste a décroché sa troisième étoile, privant les Tricolores d’un doublé historique.

« Ce soir, c’est le cœur qui gagne »

« La France est une équipe magnifique que j’admire. Elle était au-dessus de nous techniquement pendant toute la compétition – sauf ce soir - mais ici, on a une façon différente de vivre le foot, estime Cecylia. On vibre pour la sélection dès le premier match, on n’attend pas les quarts de finale. »

« Je suis heureux pour toute la nation, exulte Joachim, qui n’a cessé de faire chanter ses compatriotes au rythme de son tambour durant toute la rencontre. Cette Coupe du monde, on en avait besoin. Le pays souffre particulièrement de la crise économique. Ce soir, cela met du baume au cœur et cela aidera les gens. Cela va leur remonter le moral. »

« Le foot, c’est la seule chose qui nous rassemble, que l’on soit riche ou pauvre. Même les partis politiques mettent leurs querelles de côté », ajoute Carla, qui avait un an lors du dernier sacre de l’Argentine et qui attendait patiemment de connaître la même joie que ses parents. « Ce soir, c’est le cœur qui gagne », conclut-elle avec allégresse avant de partir célébrer la victoire jusqu’au petit matin.