Coupe du monde 2022 : Sourires et remobilisation, la vie des Bleus continue sans Benzema

FOOTBALL Quelques heures après le départ de Benzema, les Bleus se sont entraînés pendant une heure lors d’une session entièrement ouverte à la presse

Aymeric Le Gall
Les Bleus se sont entraînés plus d'une heure dimanche soir au stade Al Sadd de Doha.
Les Bleus se sont entraînés plus d'une heure dimanche soir au stade Al Sadd de Doha. — AFP
  • Karim Benzema, forfait pour la Coupe du monde, a quitté le groupe France ce dimanche matin. 
  • Déçus pour lui, ses coéquipiers ont malgré tout poursuivi leur préparation pour le premier match face à l'Australie, mardi. 
  • Car « l'objectif ne change pas », ont assuré en choeur les Bleus, de Didier Deschamps à Ibrahima Konté, présent en conférence de presse en fin de journée. 

De notre envoyé spécial à Doha,

Moins de vingt-quatre heures après l’annonce du forfait du Ballon d'or del pueblo, on était forcément curieux de voir comment le groupe avait réagi à la nouvelle. Pas bien, évidemment, mais encore ? Présent en conférence de presse dimanche en fin d’après-midi, Ibrahima Konaté a été le premier à pouvoir nous donner le pouls. « Je ne l’ai pas vu sortir pendant l’entraînement, c’était pendant le jeu, a relaté le joueur de Liverpool. Après il a dû faire des examens, mais c’était tard et on est tous partis au lit. On a appris la nouvelle le lendemain matin (dimanche). Ça fait mal mais notre objectif ne change pas. On a un match qui arrive très vite et, si on s’attarde là-dessus, ça risque d’être compliqué. »



Même son de banjo du côté d’Eduardo Camavinga, son coéquipier au Real Madrid, même si celui-ci a quand même appris la nouvelle un peu plus tôt que le gros dormeur de Liverpool. « On a su dans la soirée qu’il était indisponible mais il n’a pas pu nous le dire car il est parti très tôt ce matin. Je l’ai eu après par messages, il était dépité de ne pas pouvoir disputer cette compétition. C’est un coup dur mais on a beaucoup de bons joueurs et on va se battre pour tous ceux qui n’ont pas eu la chance de venir. » Les joueurs ont donc opté pour le pragmatisme, ce qui semble être la meilleure manière de prendre la chose. Le Mondial ne s’arrête pas là et même si tout le monde est touché, il n’y a pas le temps pour les sentiments.

Un taureau, du chambrage et des sourires

Une heure plus tard, lors de l’entraînement ouvert intégralement à la presse, les joueurs sont apparus souriants. Battu à la course par Bip Bip Coman, Griezmann se marre en lâchant un petit « Haaaaa enc… ! ». C’est de bonne guerre. Pendant les ateliers de passe effectués par petits groupes de cinq, Didier Deschamps et Guy Stéphan se baladent d’un groupe à l’autre pour distribuer les bons points. Surtout en direction de ceux appelés à faire banquette durant la compète. « Ouais William, tac, comme ça, au sol ! », lance DD à Saliba, le défenseur central d’Arsenal. « Bien Jordan, c’est propre ça », dit-il à Veretout. « T’inquiète pas, Marcus (Thuram), je te vois même si j’ai le dos tourné », rigole-t-il.

Comme prévu, notre présence et nos yeux de fouines les ont empêchés de réaliser une session à proprement parler, avec opposition à onze contre onze entre les remplaçants et les titulaires de mardi. C’était plus une séance récréative, avec un taureau géant durant lequel les rires et le chambrage étaient de mise. Anodin à première vue, ce genre d’exercice permet à tout le monde de se lâcher un peu et de créer du liant.

Les statuts sont mis de côté, à l’image du capitaine Hugo Lloris chambré par les petits jeunes au moment de claquer dix pompes au milieu de la troupe. La séance s’est terminée par une séance de frappe au but, avec Mandanda et Aréola dans le rôle de souffre-douleurs. A ce petit jeu, Olivier Giroud a enchaîné quelques belles galettes en lucarne. « Il est libéré d’un poids, on tient notre numéro 9 », se marre un confrère. Sans commentaires.