Coupe du monde 2018: «On peut marquer l’histoire de l’équipe de France», les Bleus sont jeunes mais ne veulent pas attendre

FOOTBALL Cette jeune équipe peut devenir la troisième à amener la France en finale d'un Mondial...

N.C.

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L'équipe de France à l'entraînement à Saint-Pétersbourg, à la veille de la demi-finale de Coupe du monde contre la Belgique, le 9 juillet 2018.
L'équipe de France à l'entraînement à Saint-Pétersbourg, à la veille de la demi-finale de Coupe du monde contre la Belgique, le 9 juillet 2018. — GABRIEL BOUYS / AFP

De notre envoyé spécial à Saint-Pétersbourg,

Les joueurs le répètent depuis vendredi soir, et la victoire face à l’Uruguay. « Jouer une demi-finale de Coupe du monde, ce n’est pas tous les jours ». On confirme. Peu de joueurs le vivent dans une carrière, alors mieux vaut ne pas attendre une hypothétique seconde fois pour en profiter - même si on espère que cette jeune équipe en vivra d’autres.

« On a l’opportunité de marquer l’histoire de l’équipe de France, a asséné Hugo Lloris en conférence de presse, lundi. Ça va être un match fantastique, on va représenter notre pays avec honneur et fierté. On va donner le maximum pour donner le sourire à tout le monde à la fin du match. »

« Une étape importante pour nos carrières, à tous »

La tâche sera très compliquée, face à ces Belges qui déboulent sur la lancée de leur renversant 8e de finale face au Japon (menés 2-0, ils l’ont emporté 3-2 dans les arrêts de jeu) et de l’un des plus beaux exploits de leur histoire face au Brésil en quarts. Mais les Bleus ont eux aussi grandi pendant cette compétition. Un certain équilibre a été trouvé, entre ceux qui ont vécu les deux dernières grandes compétitions et les petits nouveaux.

« Ça fait un super mélange, juge le capitaine des Bleus. On a de l’expérience, et des joueurs au potentiel énorme, dont on ne connaît pas encore les limites. On s’aide pour les repousser toujours plus loin, tous ensemble. En tout cas, on avance avec la confiance acquise au fil des étapes. Demain, ç’en est une qui sera importante pour nos carrières, à tous. »

Didier Deschamps, un sélectionneur heureux, souriant et serein

Dimanche, à Istra, on demandait à Benjamin Pavard, 22 ans et tout neuf dans ce groupe, ce qui lui passait par la tête depuis quelques jours. On imagine que se retrouver à jouer un match de cette importance n’est pas anodin. Que ça doit trotter un peu dans la tête, d’une manière ou d'une autre. « Je ne réalise pas encore forcément ce qui m’arrive, a-t-il répondu. Je donne le meilleur, je prends tout ce qu’il y a à prendre, et je réaliserai peut-être seulement après. Pour l’instant je suis dans ma bulle. »

Alors que le grand jour est là, tout proche, Didier Deschamps est un sélectionneur heureux. Souriant, serein, ce lundi, il espère que cette équipe dont il est déjà si fier saura aller voir encore plus loin. « Le potentiel et la qualité individuelle sont là. Je l’ai dit au début de la compétition, cette équipe est jeune mais compétitive, rappelle DD. Elle le sera encore plus dans les deux, quatre ans à venir. Beaucoup seront censés être encore là. La marge de progression est importante, elle a déjà eu lieu à travers cette compétition. Des matchs comme celui de demain [mardi] vont leur servir. » Mais avant de penser à l'avenir, il est bon de rappeller qu'il n'y a pas d'âge pour écrire le présent.