Coupe du monde 2018: Mbappé, frappes de loin... Que faire pour contourner la rugueuse Uruguay?

FOOTBALL Hugo Lloris et Didier Deschamps ont donné quelques pistes en conférence de presse, jeudi...

N.C.

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Didier Deschamps en conférence de presse à la veille de France-Uruguay en quart de finale de Coupe du monde, le 5 juillet 2018.
Didier Deschamps en conférence de presse à la veille de France-Uruguay en quart de finale de Coupe du monde, le 5 juillet 2018. — David Vincent/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Nijni Novogorod,

On ne va pas vous refaire le coup de l’équipe qui défend mieux qu’aucune autre parce qu’elle a ça dans les gênes et qu’elle aime le combat, tout ça tout ça. Non pas que ça ne soit pas vrai, mais on commence à l’avoir bien compris depuis le début de la semaine, et la préparation de ce quart de finale de Coupe du monde contre l’Uruguay. Parlons plutôt de ce que les Bleus peuvent faire pour déjouer les plans de cette sélection qui n’a pris deux buts depuis novembre dernier.

La question a été posée à Hugo Lloris, ce jeudi, en conférence de presse. Le capitaine des Bleus sait que ce sera loin d’être facile, mais esquisse quelques pistes. « Il nous faudra mettre du rythme, de la vitesse et de l’intensité, dit-il. Il sera important de prendre ses responsabilités dans les 30 derniers mètres, de tenter des frappes de loin par exemple, parce qu’on a de bons frappeurs. »

Il a raison. Quand ça ne passe pas contre un bloc resserré, une bonne vieille patate de l’extérieur de la surface, ça peut vous donner un peu d’air. Pogba en est capable, Tolisso aussi, s’il joue. Quoi qu’il arrive, la patience sera sûrement la meilleure amie des Bleus. « Il en faudra, oui, indique Didier Deschamps. Mais pas que ça. Ils sont redoutables dans les deux surfaces, il faudra qu’on le soit nous aussi, qu’on fasse attention notamment aux coups de pied arrêtés. »

Grosse pensée pour les chevilles de Kyky

Dans le thème des pièges à éviter, on pense aussi très fort à Kylian Mbappé. Après avoir roulé sur l’Argentine, le petit prodige est sûrement très attendu par les poètes Godin et Gimenez. « Ils ont vu ce qu’il a fait », sait DD. Franchement, on a limite un peu peur pour lui, et surtout pour ses chevilles. La question sera de savoir s’il pourra être aussi performant dans des espaces très restreints, ce qui pour l’instant n’est pas vraiment son fort.

« Pour le côtoyer au quotidien, je peux vous dire que même dans les petits espaces, il est costaud, juge Blaise Matuidi. Il est dur à prendre au marquage, il arrive à se déplacer, il est très vif dans ses changements de rythme et ses appels, donc il peut être très intéressant là-dessus. Même si l’Uruguay est une équipe rugueuse et qui laisse peu d’espaces, il peut se faufiler. On a confiance en lui. » Un tout autre que celui contre l’Argentine l’attend, en tout cas. Comme pour tous les autres.