Coupe du monde 2018: «Ils n’ont pas deux couilles, ils en ont quatre», le poète Carlos Bianchi évoque la «grinta» des Uruguayens

FOOTBALL On comprend assez bien l'idée de « grinta » de la sélection uruguayenne...

A.L.G.

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Carlos Bianchi, ce poète.
Carlos Bianchi, ce poète. — Daniel Jayo/AP/SIPA

Quand monsieur Carlos Bianchi parle, le monde du foot écoute. Alors quand l’ancienne légende du PSG évoque le cas de l’Uruguay chez nos confrères de Libération, c’est toute la France du foot qui tend l’oreille. Interrogé dans leurs colonnes pour faire un bilan du Mondial à l’orée des quarts de finale, le quadruple vainqueur de la Copa Libertadores en tant qu’entraîneur a donné son avis sur la Celeste, future adversaire des Bleus vendredi. Avec ses mots à lui, dirons-nous.

« L’Allemagne produit des voitures et des médicaments et l’Uruguay des footballeurs. Là-bas, le foot est plus important que tout. C’est une voie pour trouver une sortie, un métier pour vivre ou pour survivre. C’est une équipe très réaliste, supérieurement organisée avec deux grands centraux (Godín, Giménez) et une attaque de feu qui possède un mental qui se transmet de génération en génération. Personne ne s’amuse à jouer l’Uruguay. Les joueurs de la Celeste n’ont pas deux couilles, ils en ont quatre. »

Si cette dernière décla ne plaira pas à tout le monde, le propos général de Bianchi au sujet de l’Uruguay est clair : avec ou sans Cavani, touché au mollet et très incertain vendredi, ils vendront chèrement leur peau.