Biathlon : Nouvelle reine de la mass-start, Julia Simon aime quand ça bastonne sur les skis

BIATHLON La Savoyarde n’est jamais aussi forte que dans les courses où il faut aller au charbon avec ses concurrentes

Aymeric Le Gall

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Julia Simon s'est imposée d'un cheveu contre Anna Oeberg lors de la mass-start d'Antholz samedi.
Julia Simon s'est imposée d'un cheveu contre Anna Oeberg lors de la mass-start d'Antholz samedi. — Marco BERTORELLO / AFP

Julia Simon, reine de la mass-start et des remontadas d’anthologie. Pour la deuxième fois en deux semaines, après sa première victoire sur la mass-start d'Oberhof, la biathlète française nous a offert un finish de feu samedi pour s’imposer d’un cheveu (25 centièmes d’écart !) à Antholz devant la Suédoise Hanna Oeberg. Elle entre même dans l’histoire du biathlon tricolore en devenant la première française a remporter deux mass-start en carrière.

Arrivée seulement en neuvième position lors du dernier tir après avoir croqué trois balles sur ses quinze premiers shoots, Simon est revenue titiller le groupe de tête en claquant un 5/5 supersonique. Avant de mettre tout le monde d’accord au ski dès que la pente s’est élevée. A croire que la skieuse des Saisies a besoin d’en baver pour parvenir à donner le meilleur d’elle-même. « Je ne voulais pas être le dindon de la farce, je voulais les mettre dans le dur », a-t-elle expliqué après la course.

Une belle marge de progression au tir

Il faut dire qu’en mass-start​, la Française est dans son élément, elle qui n’est jamais meilleure que lorsqu’il y a de la bagarre sur les skis, ce que les courses en individuelle ne lui permettent pas de faire. « C’est une course que j’aime bien. J’aime bien être en concurrence avec les filles dans un état d’esprit de bataille. J’arrive plus facilement à me concentrer sur moi-même. Ce sont des courses agréables, on voit où on en est par rapport à la concurrence », confirme la Savoyarde, qui a conforté à Antholz son dossard rouge de leader de la discipline.

Mais Julia Simon reste lucide. Si elle veut jouer le général (elle est actuellement douzième) et devenir la boss de cette équipe de France, il lui faudra comme elle l’a dit plus de « régularité au tir. » Sans oublier de faire quelques résultats dans les sprints et les individuels même si, on l’a bien compris, c’est moins excitant qu’une bonne baston avec la concurrence sur les skis.