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OKC atteint son Graal en NBA après l’horrible blessure de Tyrese Haliburton

Finales NBA : OKC et Shai Gilgeous-Alexander atteignent leur Graal après l’horrible blessure de Tyrese Haliburton

They Got gameLe Thunder a su remporter dimanche le match 7 de finales NBA haletantes (103-91) pour s’offrir le premier titre de son histoire. La soirée a été marquée par la rupture du tendon d’Achille du meneur des Pacers Tyrese Haliburton dès la 7e minute de jeu
Jérémy Laugier

Jérémy Laugier

L'essentiel

  • Oklahoma City vient de remporter dans la nuit de dimanche à lundi le premier titre NBA de son histoire en battant les Indiana Pacers (103-91) lors du match 7 des finales.
  • Cette ultime rencontre a été marquée par la grave blessure du meneur star des Pacers Tyrese Haliburton, victime dès la 7e minute de jeu d’une rupture du tendon d’Achille.
  • De l’autre côté, le MVP de la saison régulière Shai Gilgeous-Alexander a signé une nouvelle prestation de patron (29 points et 12 passes décisives) pour obtenir cette fois son sacre de MVP des finales. « Ça ne semble pas réel, mais avec ce groupe qui a tant bossé, on mérite ça », confie le Canadien, chef de file du projet de reconstruction lancé en 2019 par le manager général Sam Presti.

Allait-on avoir droit à une action aussi iconique que « The Block » de LeBron James sur Andre Iguodola ? Cela faisait neuf ans, et un épique Warriors-Cavs (89-93), qu'on mourait d’envie de revivre un game 7 en finales NBA. Alors forcément, on se prenait à rêver depuis trois jours que ce bouillant rendez-vous entre Oklahoma City et Indiana puisse atteindre de tels sommets. Malheureusement, tout comme pour Damian Lillard (Milwaukee) et Jayson Tatum (Boston) dans ces play-offs, l’image marquante de la nuit restera la rupture du tendon d’Achille de Tyrese Haliburton.

Touché au mollet droit lors du match 5 de ces finales, le meneur star des Pacers a tenu à rejouer dès le match suivant, avant donc de subir dimanche cette terrible blessure sur un départ en dribble dès la 7e minute de jeu (16-16, dont déjà 9 points de sa part). De quoi rendre ce 20e match 7 dans l’histoire de la NBA (depuis 1947), disputé dans l’antre du Thunder, archi déséquilibré ? Pas vraiment, tant Indiana s’est encore longtemps accroché, porté par un TJ McConnell (16 points et 6 rebonds) toujours plus bluffant puis par Bennedict Mathurin (24 points et 13 rebonds) dans le final.

La souffrance de Tyrese Haliburton, victime sur cette action d'une rupture du tendon d'Achille, restera l'image forte du dénouement de ces finales NBA accrochées jusqu'au bout entre Thunder et Pacers.
La souffrance de Tyrese Haliburton, victime sur cette action d'une rupture du tendon d'Achille, restera l'image forte du dénouement de ces finales NBA accrochées jusqu'au bout entre Thunder et Pacers. - N. Billings/AP/SIPA

La défense d’OKC provoque 21 pertes de balle

Toujours à l’affût d’OKC (70-66, 33e) en fin de troisième quart-temps (33e), les Pacers ont alors subi un drôle de trou noir. D’un shoot à trois points de Cason Wallace (73-66) à un ultime coup de poignard lointain de Jalen Williams (89-68, 36e), les joueurs de Mark Daigneault ont signé un monumental 19-2 en moins de quatre minutes. Une série fatale, marquée par une défense collectivement étouffante retrouvée autour de Chet Holmgren (21 pertes de balle à 7 côté Indiana !).

Avec en bout de chaîne un Shai Gilgeous-Alexander en mode patron, entre un tir longue distance et un brillant caviar pour Cason Wallace. Les hommes de Rick Carlisle tenteront bien une énième remontada d’anthologie, comme ils l’ont si souvent fait dans ces play-offs (coucou les Knicks), mais OKC était cette fois trop solide pour craquer. Ce succès (103-91) finalement sans réel money time envoie au paradis l’unique franchise de sport professionnel de tout l’Etat de l’Oklahoma.

Le couronnement de « SGA »

Immense durant la saison régulière (68 victoires en 82 matchs), le Thunder a parfois plié dans ces play-offs, surtout contre les Denver Nuggets (4-3) et donc les Pacers (4-3) en finales. Mais il a su grappiller le premier titre de sa courte histoire, enclenchée avec le déménagement de la franchise (ex-Supersonics) de Seattle à Oklahoma City en 2008. Tandis que la légende des Pacers Reggie Miller tentait de réconforter un TJ McConnell en larmes et que Tyrese Haliburton faisait peine à voir avec ses béquilles, OKC savourait son Graal sur le parquet avec son effectif extrêmement jeune (25,33 ans de moyenne d’âge).

« Ça ne semble pas réel, mais avec ce groupe qui a tant bossé, on mérite ça », confiait Shai Gilgeous-Alexander, auteur de 29 points et de 12 passes décisives sur ce game 7. Déjà meilleur scoreur et MVP de la saison régulière, le meneur de jeu canadien de 26 ans a évidemment raflé le trophée de MVP des finales (30,3 points et 5,6 passes décisives de moyenne sur la série), qu’il a tenu à partager avec son lieutenant Jalen Williams (23,6 points, 5 rebonds et 3,7 passes décisives en finales).

Ousmane Dieng a participé à la fête

Le deuxième duo le plus prolifique de l’histoire sur des finales NBA après LeBron James et Kyrie Irving en 2016 incarne mieux que quiconque la réussite de la reconstruction lancée par le manager général de la franchise Sam Presti. En lâchant en 2019 ses deux stars Paul George et Russell Westbrook pour rebâtir grâce à « SGA » et des wagons de tours de draft (dont Jalen Williams est sorti), Sam Presti a réussi son pari dans des proportions inattendues.

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« L’âge n’est qu’un nombre, le sacrifice et la maturité sont des caractéristiques, a résumé dimanche le dirigeant sur le podium des célébrations. Tout s’est déroulé tellement vite… » Le jeune Français Ousmane Dieng (22 ans), qui est entré en jeu lors de trois matchs de ces finales (3,4 points de moyenne en 46 matchs de saison régulière avant cela), fait partie des joueurs titrés, aux côtés d’un Isaiah Hartenstein comblé… avec son fiston dormant dans ses bras sur le terrain en pleine fiesta.

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« Je ne sais pas pourquoi il dort, je crois qu’il n’y a pas encore assez de bruit pour le réveiller », lançait, hilare, l’ancien intérieur des Knicks à la foule. Même le transfert de Kevin Durant à Houston ne pouvait pas faire d’ombre dimanche à cette amusante image et au premier titre du Thunder.