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Jusqu’où peuvent aller les Bleues, intenables en première phase du Mondial ?

Coupe du monde de basket 2026 : Jusqu’où peuvent aller les Bleues, intenables dans la phase de groupes ?

Balade vers les quartsL’équipe de France féminine de basket, portée par Gabby Williams (25 points) et une hallucinante adresse à trois points (22/40) contre le Nigeria ce lundi (111-56), ponctue une phase de poules parfaite, avec une qualification directe en quarts
Jérémy Laugier

J.Lau.

L'essentiel

  • L’équipe de France féminine de basket termine sa phase de groupe de la Coupe du monde 2026 avec trois victoires écrasantes, dont un succès record 111-56, lundi contre le Nigeria.
  • Cette démonstration a été marquée par les 25 points de Gabby Williams (en 18 minutes), par un ahurissant 22/40 à trois points, et par un écart moyen de 40,6 points sur ces trois premières rencontres du tournoi.
  • Les Bleues n’ont plus remporté de médaille en Coupe du monde depuis 1953 (en bronze), mais les vice-championnes olympiques de Paris 2024 abordent ce tournoi avec un effectif renforcé, qui comprend un record de huit joueuses WNBA.

Le contraste est forcément saisissant dans cette Coupe du monde féminine de basket 2026. Ultra-favorite de la compétition, l’équipe américaine a été condamnée à batailler jusqu’au bout dimanche dans un match bourbier contre l’Italie (55-52). Or ce lundi face au Nigeria (111-56), l'équipe de France vient de conclure sa phase de groupes avec une facilité déconcertante, symbolisée par un écart moyen de 40,6 points durant ses trois victoires de rang.

Les 111 points inscrits contre le champion d’Afrique en titre, et quart de finaliste aux JO de Paris 2024, sont évidemment un record dans l’histoire des Bleues, tout comme l’insolente adresse extérieure, avec un 22/40 global. Tout le monde est à la fête sur cette première partie de compétition, à commencer par la capitaine/leader de ce groupe Gabby Williams, qui a cumulé 25 points (dont 6/8 à trois points), 6 rebonds et 4 passes décisives en 18 minutes.

Aucune médaille dans un Mondial… depuis 1953 !

« Je suis super contente de voir que tout le monde est resté sérieux aujourd’hui, apprécie l’ailière franco-américaine sur beIN SPORTS. On ne se concentre que sur nous. » Avec une redoutable efficacité et de féroces ambitions, dans une Coupe du monde où la seule médaille historique de l’équipe de France remonte… à 1953 (en bronze) ! Mais les vice-championnes olympiques, décevantes à l’Eurobasket 2025 (4es après avoir subi une leçon en demie contre l’Espagne), sont mieux armées que jamais pour ce Mondial à Berlin, avec un record de huit joueuses WNBA dans l’effectif.

« Il y a eu un peu trop d’excès sur le tir à trois points aujourd’hui, avec très peu d’alternance, même si on a eu de la réussite, nuance l’entraîneur Jean-Aimé Toupane. Il faut qu’on progresse là-dessus, pour le jour où on ne mettra pas dedans. » Car si l’adresse est clairement au rendez-vous depuis vendredi, difficile de ne pas la lier à l’adversité très modeste proposée par la Hongrie, la Corée du Sud et le Nigeria, comme on pouvait l’imaginer.

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Porto Rico, l’Italie ou la Chine en quart jeudi

« On fait une première partie de tournoi qui est super, mais on sait que ça peut vite redescendre, poursuit Jean-Aimé Toupane. Après, c’était de très bonnes équipes en face, il n’y a pas d’équipe faible dans un Mondial. » Les Bleues ont en tout cas très bien fait le boulot pour s’éviter un match de barrage, et elles auront deux journées pour préparer au mieux leur quart de finale, qui se déroulera jeudi (horaire à déterminer).

Notre dossier sur l'équipe de France de basket

Une chose est quasiment certaine : il y a peu de chances que les coéquipières de Marine Johannès (17 points à 5/9 à trois points ce lundi) franchissent la barre des 100 points dès la 32e minute de jeu jeudi, qu’il s’agisse en face de Porto Rico, de l’Italie ou de la Chine, les trois adversaires possibles dans le tableau tricolore. La victoire in extremis de Team USA face à l’Italie a en tout cas officialisé une autre bonne nouvelle dimanche : Caitlin Clark et ses copines ne pourront quoi qu’il arrive pas croiser les Bleues avant la finale, pour une revanche de Paris 2024 dont on rêve tous.