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Pourquoi septembre est le mois idéal pour voir des aurores en France

Équinoxe d’automne : Pourquoi la fin septembre est la meilleure période pour observer des aurores boréales en France ?

CielÀ l’approche de l’équinoxe d’automne, les chances d’apercevoir des aurores boréales augmentent, y compris en France. Le mois de septembre pourrait bien être l’un des plus propices à ce phénomène
20 Minutes avec agences

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L'essentiel

  • Au moment de l’équinoxe d’automne, l’activité géomagnétique a tendance à augmenter, rendant le mois de septembre particulièrement propice aux aurores boréales.
  • Les effets Russell-McPherron et équinoxial favorisent les interactions entre le vent solaire et le champ magnétique terrestre, permettant des aurores plus fréquentes et parfois plus intenses.
  • En France, des aurores peuvent exceptionnellement être observées depuis la France lors d’une forte activité géomagnétique, notamment en choisissant une zone sombre, en regardant l’horizon nord et en surveillant l’indice Kp.

L’été touche bientôt à sa fin. Le 23 septembre, l’hémisphère nord de la planète basculera officiellement dans l’automne avec l’équinoxe. Les jours raccourcissent, les nuits s’allongent et les conditions deviennent plus propices à l’observation de certains phénomènes célestes, dont les aurores boréales.

Mais ce n’est pas seulement une question de nuits plus longues. L’équinoxe d’automne correspond aussi à une configuration particulière entre la Terre et le Soleil qui favorise l’apparition des aurores. Bonne nouvelle : ce spectacle céleste n’est pas uniquement réservé aux contrées du Grand Nord.

Pourquoi l’équinoxe favorise-t-il les aurores boréales ?

Les aurores boréales peuvent également devenir visibles à l’automne sous des latitudes plus basses, y compris depuis la France. Pour mieux comprendre ce phénomène, il faut déjà savoir que les aurores naissent de l’interaction entre des particules chargées provenant du Soleil et le champ magnétique terrestre.

Transportées par le vent solaire, ces particules sont en grande partie déviées par la magnétosphère terrestre, une bulle protectrice qui entoure notre planète.

Certaines particules réussissent tout de même à pénétrer dans la haute atmosphère où elles entrent en collision avec des atomes et des molécules de gaz.

Ces interactions libèrent de l’énergie sous forme de lumière, produisant alors les lumières caractéristiques des aurores boréales.

Autour de l’équinoxe d’automne, la position de la Terre par rapport au Soleil crée des conditions particulièrement propices à l’activité géomagnétique.

Un phénomène expliqué par l’effet Russell-McPherron

Ce phénomène s’explique notamment par l’effet Russel-McPherron, selon lequel l’activité géomagnétique tend à être plus importante autour des équinoxes, favorisant ainsi des aurores plus fréquentes et parfois plus intenses.

L’orientation particulière de la Terre à cette période de l’année facilite les interactions entre le vent solaire et le champ magnétique terrestre.

Les champs magnétiques du Soleil et de la Terre sont alors plus susceptibles de s’orienter de manière à pouvoir se connecter. Cela permet à davantage d’énergie du vent solaire d’entrer dans la magnétosphère terrestre.

Comment observer des aurores boréales en France ?

Un autre mécanisme, appelé « effet équinoxial », contribuerait également à cette hausse saisonnière de l’activité géomagnétique. Et pour cause, les pôles magnétiques de la Terre se retrouvent orientés presque perpendiculairement au vent solaire autour des équinoxes, favorisant l’interaction avec le vent solaire.

En France, l’apparition d’aurores boréales reste néanmoins plutôt rare. Pour optimiser ses chances d’en observer une en automne, il faut privilégier une zone sombre loin de la pollution lumineuse des villes et scruter l’horizon nord.

Il est également conseillé de surveiller l’indice Kp, qui mesure l’activité géomagnétique à l’échelle mondiale. Un indice supérieur à 7 ou 8 signale une forte tempête géomagnétique susceptible de rendre les aurores visibles jusque sous nos latitudes.