Mondiaux d’athlétisme 2023 : « J’attends la suite »… Sasha Zhoya rate sa finale du 110 m haies mais rêve grand aux JO
ATHLETISME•Le grand espoir français de 21 ans n’a fini qu’à la sixième place de la finale du 110 m haies, lundi soir aux championnats du monde à Budapest. Mais comme Wilhem Belocian (8e), il se montre optimiste en vue des Jeux olympiques de Paris en 2024J.Lau. avec AFP
Le rendez-vous est pris pour Sasha Zhoya. Sixième de la finale du 110 m haies en 13''26 après une demie canon (13''15, record personnel), lundi soir lors des Mondiaux d’athlétisme à Budapest, Sasha Zhoya a semé de belles promesses en vue des Jeux olympiques de Paris en 2024. Et ce même s’il ne s’en cache pas : « Après la demie, j’ai bien sûr pensé à la médaille. J’avais le deuxième meilleur chrono donc je me voyais sur le podium. C’est comme ça qu’il faut rentrer dans une finale ». La pépite de l’athlé tricolore, âgée de 21 ans, avait en tout cas été chaleureusement enlacée par l’Américain Grant Holloway, encore sacré champion du monde, après sa superbe demi-finale. Mais sur son couloir 7, Sasha Zhoya est sorti timidement des starting-blocks pour sa première grande finale mondiale chez les seniors, et il n’a jamais remonté son retard, freiné par des fautes aux quatrième et cinquième haies.
Loin derrière Grant Holloway (12''96), le Franco-australien s’est donc également retrouvé hors Top 5. « Je ne suis pas content de mon départ, je dormais dans les blocks. Je me suis précipité parce que je voulais avoir le même départ qu’en demi-finale, où je l’avais réussi. J’y pensais trop, j’aurais dû être plus libre dans ma tête. Je prends cette expérience, j’attends la suite », a ensuite expliqué l’intéressé en zone mixte, grand sourire aux lèvres. « La satisfaction l’emporte. Je voulais m’améliorer par rapport à l’année dernière, ce que j’ai clairement fait, je ne peux que sourire », lâche-t-il, un an après son élimination en demi-finales aux Mondiaux d’Eugene (Oregon).
« Je n’ai que 21 ans, il faut être patient »
Le hurdler, qui a grandi en Australie où il est né d’une mère française et d’un père zimbabwéen, concrétise petit à petit les attentes placées en son immense potentiel, pour sa deuxième saison sur les haies hautes (106,7 cm) des seniors. Mais il devra attendre pour décrocher une médaille internationale comme son mentor Ladji Doucouré, champion du monde 2005. Après avoir choisi la France en 2020, le recordman du monde junior (12''72 en 2021, sur des haies plus basses) continue de tracer sa route vers les Jeux olympiques de Paris en 2024, pour lesquels il vient de valider sa place, d’après les critères de sélection de la Fédération française d’athlétisme.
« C’était très important pour Paris 2024, se projette-t-il. Cette sixième place avec un mauvais départ me met en confiance. Ça m’enlève un peu de stress, j’ai hâte de voir ce que je peux faire l’année prochaine. Je n’ai que 21 ans, je suis sûr que dans ma carrière je serai sur le podium avec la médaille d’or, il faut être patient. » Un optimisme qui vaut aussi pour l’autre Français qualifié pour la finale lundi, Wilhem Belocian (8e en 13''32). « Je suis content, j’ai appris de ces Mondiaux, a confié ce dernier. Je reviens de loin et j’ai kiffé au maximum. J’ai vu ce qu’était une finale de 110 m haies, je suis reboosté à bloc pour bosser pour l’année prochaine ». On ajoutera à la liste Just Kwaou-Mathey, éliminé en demi-finale à Budapest. Rendez-vous dans un an messieurs.


















