Dopage : L’athlète Ophélie Claude-Boxberger suspendue deux ans par l’AFLD, la Française ne pense pas faire appel

ATHLETISME La spécialiste du 3.000 m steeple, qui ne pense pas faire appel de cette décision, pourra reprendre la compétition dès l’automne prochain

A.L.G.

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Ophélie Claude-Boxberger clame son innocence depuis le début de l'affaire.
Ophélie Claude-Boxberger clame son innocence depuis le début de l'affaire. — SEBASTIEN BOZON / AFP

L’athlète française Ophélie Claude-Boxberger a été condamnée ce mercredi à deux ans de suspension pour dopage quand l’AFLD, l’Agence française de lutte contre le dopage, en réclamait huit. Une peine qui peut paraître clémente puisque, selon un rapport commandé par l’AFLD et analysé le 20 mars par la commission des sanctions, la Française présentait bien des traces d’EPO dans son sang à la suite d’analyses réalisées le 23 septembre 2019, à la veille des Mondiaux d’athlétisme de Doha.

Selon nos confrères de L'Equipe, la commission des sanctions, qui se veut indépendante de l’AFLD, a jugé que l’explication de Claude-Boxberger et de son avocat pour justifier ce contrôle positif (son ex-beau-père et entraîneur Alain Flaccus lui aurait injecté l'EPO à son insu) était plausible. A l’époque, après avoir  avoué les faits, Alain Flaccus avait finalement fait volte-face et nié être à l’origine de ce contrôle positif.

Claude-Boxberger ne pense pas faire appel

« Je pense que je ne ferai pas appel, a indiqué l’athlète à L’Equipe mercredi. C’est mieux pour moi de me recentrer sur le sportif, de réécrire des dates sur mon calendrier. Coupable ? Pas coupable ? De toute façon, quelles que soient les perfs que tu fais sur la piste, le doute est toujours là dans les yeux de certains. Je cours pour moi. Moi je sais, moi je me regarde dans ma glace. »

Contacté par nos confrères de France Bleu, Laurent Clozon, l’avocat de l’athlète, espérait encore mieux pour sa cliente, mais il s’est dit tout de même satisfait du verdict. « Au regard des allégations d’Alain Flaccus à l’audience, on s’attendait à une relaxe. Mais cette décision est tout de même une bonne nouvelle car elle permet à Ophélie de reprendre la compétition dès le mois de novembre, avec un œil sur l’échéance olympique qui s’annonce ». Désavouée dans cette affaire, l’AFLD peut encore faire appel.