La FFA veut bannir de l'équipe de France les athlètes suspendus pour dopage

ATHLETISME Le patron de la FFA aimerait mettre sur pied des méthodes drastiques pour en finir avec le dopage mais c'est loin d'être gagné

A.L.G.

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QG du CIO à Lausanne.
QG du CIO à Lausanne. — Fabrice COFFRINI / AFP

Secoué par de nombreuses affaires de dopage, l' athlétisme français essaye tant bien que mal de faire sa mue. De passage à Lisbonne à l’occasion du championnat du monde de cross, André Giraud, le président de la Fédération française d’athlétisme (FFA), a tenu à faire passer un message sans équivoque.

« Je souhaiterais qu’à partir de maintenant, tout athlète qui aura été contrôlé et condamné pour dopage, quel que soit son niveau, ne porte plus jamais le maillot de l’équipe de France », a-t-il déclaré par téléphone au journal L'Equipe. Il aimerait d’ailleurs qu’une telle mesure soit effective dès le 1er janvier 2020.

Peu de chance que ça aboutisse

Sur le papier, il y a peu de chance que cette mesure puisse être appliquée. Il semble en effet peu probable que la FFA obtienne des suspensions autres que celles, temporaires, délivrées par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). C’est en tout cas ce qu’on imagine si on se base sur le précédent Dwain Chambers.

Radié à vie par le comité olympique britannique après une suspension de deux ans à la suite d’un contrôle positif aux stéroïdes en 2003, le sprinteur avait été privé de JO 2008, avant que le Tribunal arbitral du sport (TAS) n’invalide la règle en 2012 et l’autorise à courir aux Jeux de Londres de la même année.

La Fédération française d’athlétisme devra donc se contenter pour le moment de sa charte de sélection, qui lui permet de réclamer de ses athlètes « un comportement en cohérence avec les valeurs de l’équipe de France » tout en se réservant le droit de « retirer » un sportif de la liste des sélectionnés pour « tout motif ».