National: L'entraîneur du Paris FC menacé à l'arme à feu à Ajaccio?

FOOTBALL Il aurait aussi été agressé par un dirigeant du Gazélec...

R.S.

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Un Britannique de 49 ans, ex-maire d'une petite ville du Pays de Galles surpris en train d'arbitrer un match de football alors qu'il percevait des allocations pour handicap moteur, a été condamné lundi à quatre mois de prison avec sursis et 200 heures de travaux d'intérêt général.
Un Britannique de 49 ans, ex-maire d'une petite ville du Pays de Galles surpris en train d'arbitrer un match de football alors qu'il percevait des allocations pour handicap moteur, a été condamné lundi à quatre mois de prison avec sursis et 200 heures de travaux d'intérêt général. — Jacques Demarthon AFP/Archives

«J'étais au sol, ils ont voulu nous séparer, mais il y a deux gars avec des armes à la main qui ont dit: “Ne bougez pas...”» Voilà la scène qu’Alain M’Boma aurait vécue à Ajaccio après une rencontre perdue par son équipe, le Paris FC, contre le Gazélec, le week-end dernier. L’entraîneur parisien, qui raconte les faits dans une interview à L’Equipe, se dit marqué par cet après-match mouvementé.

La scène se serait déroulée au retour de l’équipe à son hôtel à Ajaccio. Le capitaine parisien, Ibrahima Faye, aurait été pris à parti par Christophe Ettori, un dirigeant du club corse. Il aurait ensuite invectivé M’Boma: «Il est où l’autre avec ses nattes, là, il n’est pas courageux, il ne descend pas (…) Je vais l’enculer ce négro-là.» Plaqué au sol, Alain M’Boma décrit ensuite une scène d’effroi: «Je reçois aussi des coups de pied par-derrière. Je ne sais pas d’où ça provient. Ça a duré quinze secondes. Je me relève. Je suis repris par mon entraîneur adjoint. La police arrive, Ettori a disparu. Il ne reste que trois, quatre stadiers. La police demande ce qu’il se passe. Un dirigeant (du PFC) répond en expliquant qu’Ettori était là. Le temps qu’il dise ça, il se fait attraper par un stadier, qui lui dit devant la police –ça m’a marqué parce que c’était devant des policiers: “Tu fermes ta gueule, il n’y a personne qui parle, sinon vous ne quittez pas la Corse demain.” La police n’a rien fait. Ça s’est plus ou moins calmé quelques minutes après.»

Un peu plus tard, des joueurs assistant à la scène rapportent à M’Boma que celui-ci a été menacé avec des armes sans qu’il s’en rende compte. Le Gazélec s’est excusé pour cette violente altercation par l’intermédiaire de son président, Fanfan Tagliaglioli. La fédération devrait lancer une instruction dès mercredi jugé «grave» par Noël Le Graët.