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Guy Novès: «Je me suis senti menacé tout au long du match à Edimbourg»

Guy Novès: «Je me suis senti menacé tout au long du match à Edimbourg»

RUGBYL'entraineur du Stade Toulousain défend Yohan Maestri accusé d'avoir frappé un supporter écossais...
Propos recueillis par Nicolas Stival à Toulouse

Propos recueillis par Nicolas Stival à Toulouse

Le manager général du Stade toulousain revient sur «l’affaire Yoann Maestri». Le deuxième ligne international est l’objet d’enquêtes en Ecosse, après notamment la plainte d’un supporter d’Edimbourg qui l’accuse de l’avoir frappé lors du quart de finale de Coupe d’Europe perdu par Toulouse, le 7 avril (19-14). Guy Novès défend son joueur et contre-attaque en critiquant le comportement d’une frange du public écossais.

Qu’est-ce qui s’est réellement passé avec Yoann Maestri à Edimbourg?

Il ne s’est rien passé. Enfin, en ce qui le concerne, rien de grave, même s’il y a eu sûrement des échanges verbaux en fin de match, d’après ce que j’ai entendu. Mais je tiens à dire que je me suis senti menacé tout au long du match, au bord du terrain. Je n’osais pas me rapprocher à un mètre des balustrades car à tout moment, il pouvait arriver quelque chose d’embêtant dans un match de ce niveau. Heureusement presque que les Ecossais ont gagné, car je ne sais pas trop alors quel aurait été le comportement de certains d’entre eux, même si 99% du public était adorable.

«On nous a beuglés dans les oreilles, on nous a insultés

Pouvez-vous décrire ce comportement ?

Pendant toute la partie, on nous a beuglés dans les oreilles, on nous a insultés. A plusieurs reprises, il y a eu des regards menaçants selon les décisions de l’arbitre. Il a fallu faire appel à beaucoup d’expérience de ma part pour éviter de rentrer dans l’agression.

Comment voyez-vous l’évolution de cette histoire?

J’espère que très rapidement, il y aura un éclaircissement et qu’on ne rendra compte qu’il n’y a rien eu de grave de notre part. D’après ce qu’on m’a raconté, des supporters éméchés ont cassé le Plexiglas qui protégeait les joueurs vu que ces personnes étaient 20 cm derrière. Elles ont passé la partie à taper dessus. Moi, je n’avais pas de Plexiglas donc on me criait dessus. C’est difficile de faire la différence entre les aboiements à notre encore et les encouragements pour leur équipe.

«Cela m’a handicapé dans mon travail

Aviez-vous déjà vécu pareille situation?

Me faire insulter par des gens au bord du terrain ? Oui. Il m’est même arrivé de monter dans les tribunes à une certaine époque, lorsque c’était encore autorisé. Là, il s’agissait d’un match de phase finale (de Coupe d’Europe) et on se retrouve en Fédérale 2 (quatrième division française) au bord d’un champ. Cela m’a handicapé dans mon travail, c’est certain. Je me suis senti menacé tout au long de la partie et cela a sûrement contribué à un manque de concentration de ma part, car en permanence je regardais ce qui pouvait m’arriver derrière la tête. Je ne me sentais pas vraiment en sécurité. Tout d’abord parce qu’il y avait la barrière de la langue et ensuite car il y avait des personnes derrière moi qui avaient un comportement particulier. J’ai eu peur par moments.