PSG: Hoarau a laissé Gameiro sur le bord de la route

FOOTBALL Le Réunionnais a pris la place d'un Kevin Gameiro qui pourrait bien manquer l'Euro...

B.V.

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Guillaume Hoarau et Kevin Gameiro, dimanche 26 février 2012
Guillaume Hoarau et Kevin Gameiro, dimanche 26 février 2012 — P.FAYOLLE/SIPA

Depuis le début de son mandat, Carlo Ancelotti n’a pas révolutionné le jeu du PSG. Au fond, il n’a pris que deux décisions très fortes: le passage à la tactique dite du  «sapin de Noël» et la titularisation de Guillaume Hoarau en pointe à la place de Kevin Gameiro. Si la première semble aujourd’hui être abandonnée, au profit d’un 4-2-3-1 proche de ce que faisait Kombouaré, la seconde est  la vraie réussite du coach italien. Blessé à l’épaule pendant près de six mois, le grand attaquant réunionnais est redevenu le principal argument offensif du leader de la Ligue 1, avec quatre buts lors des trois derniers matchs. 

Hoarau, un «exemple» selon Ancelotti

«Hoarau améliore match après match sa condition, sa confiance, c’est un bon exemple pour l’équipe, se gargarise le technicien transalpin. C’est un joueur d’équipe.» Effectivement, par ses déviations et son jeu en remise, l’ancien Havrais semble plus utile à l’équipe que ne peut l’être un Gameiro qui a montré ses limites dans le jeu lors de ses dernières sorties. Et surtout, Hoarau marque. «J'ai tiré beaucoup de leçons de mes précédentes saisons, explique-t-il.  Il y a eu des blessures, mais aussi inconsciemment un relâchement à un certain moment. Je suis revenu, entre guillemets, dans un nouveau club. Il fallait tout prouver et moi je sais qu'il faut ça pour que je me bouge.»

La conséquence directe de cette soudaine – et inattendue – réussite, c’est évidemment le retour sur le banc de Gameiro. En manque de confiance, maladroit devant le but, l’ancien Lorientais n’est même pas entré en jeu lors de la victoire, dimanche, face à Ajaccio (4-1). «Kevin a beaucoup donné en début de saison. Ensuite, il a connu un moment de moins bien et je prends le relais», analyse le très collectif Hoarau. Ancelotti renchérit: «Ils sont tous les deux de bons attaquants. Mais dans ce système, je ne peux jouer qu’avec un. En ce moment, Hoarau joue bien. Mais dans le futur, Gameiro sera aussi important.» Reste à savoir s’il s’agit d’un futur proche ou lointain. Car avec l’Euro en ligne de mire, le natif de Senlis ne peut se permettre de terminer la saison sur le banc, sous peine de ne pas partir en Ukraine avec les Bleus. Au profit de Guillaume Hoarau?