Mercato: Le PSG victime de la Ligue 1?

FOOTBALL Moins que ses moyens financiers, c'est l'attractivité de la Ligue 1 qui entrave la venue de joueurs de gros calibre dans la capitale...

A.M.

— 

Carlo Ancelotti, l'entraîneur du PSG (à gauche), avec Leonardo, le directeur sportif du club parisien, le 30 décembre 2011, au Parc des Princes.
Carlo Ancelotti, l'entraîneur du PSG (à gauche), avec Leonardo, le directeur sportif du club parisien, le 30 décembre 2011, au Parc des Princes. — Jacques Brinon/AP/SIPA

Beckham, Pato, et maintenant Tevez? Alors que le premier mercato hivernal version qatarie doit signifier l’arrivée d’un joueur de calibre mondial au PSG, Leonardo rame toujours pour convaincre sa première superstar de rejoindre la capitale. Pour le moment, seuls Maxwell, remplaçant à Barcelone, et Ronan Le Crom, qui n'avait pas de contrat, sont arrivés au Camps des Loges. «Si ce n’est pas possible, ce n’est pas un problème. Aujourd’hui, si on ne fait rien, l’équipe est quand même compétitive, c’est le plus important», expliquait ce week-end le directeur sportif brésilien sur France Info.

La surface financière n'est pas en cause

Vendredi, on a bien cru un instant à l’arrivée de Carlos Tevez. Sur le site du club parisien, les supporteurs étaient invités à laisser leur message de bienvenue à «L’Apache». Juste un piratage, selon le club. Car l’arrivée de l’attaquant de City, si elle n’est pas abandonnée, est très difficile à concrétiser. Et pour une fois, ce n’est pas la surface financière d’un club français qui est en cause, mais bien le manque de charme de son championnat. «Paris est attirant, mais il n'est pas encore dans les dix meilleurs clubs d'Europe. Si un de ces clubs contacte un joueur, Paris ne l'aura pas», explique ainsi à l’AFP Jean-Pierre Bernès, qui s’occupe des intérêts, entre autres, de Jérémy Ménez.

Une chance nommée Ancelotti

Visiblement, qu’on s’appelle Tevez, Pato ou Kaka, on préfèrera toujours être transférer dans un club où les rivaux s’appellent la Juventus de Turin ou l’Inter Milan plutôt que Lille ou Marseille. Le seul espoir parisien, à une semaine de la fin du marché des transferts, c’est finalement son entraîneur. «Si Carlo Ancelotti n’était pas le coach du PSG, il n’y aurait même pas d’histoire Tevez à Paris, on ne discuterait même pas», explique au Parisien Kia Joorabchian, l’agent de Carlos Tevez. Et s’il était encore à Milan ou à Chelsea, se serait sans doute déjà bouclé.