Masters: Pourquoi Tsonga ne craint pas Nadal
TENNIS•A Londres, le Français joue sa place en demi-finale contre un adversaire moins à son aise en indoor...Alexandre Pedro
Rafael Nadal n’a jamais été pas un homme d’intérieur. Sur 46 tournois gagnés, l’Espagnol compte un seul titre en salle (Madrid 2005). A croire que son tennis ne peut s’exprimer qu’à l’air libre. Jo-Wilfred Tsonga connait la statistique. Le Français compte bien exploiter cette faiblesse relative jeudi lors d’une rencontre aux allures de quart de finale avant l’heure aux Masters de Londres. «C'est mieux pour moi de le jouer ici, en indoor, que sur terre battue. La dernière fois que je l'ai affronté sur terre, cela a été plus que difficile». Un euphémisme. A Cordoue, en septembre, Nadal avait corrigé le Français en trois petits sets lors de la demi-finale de Coupe Davis.
Autre temps, autre surface et surtout autre état de forme. Alors que Tsonga connaît une saison en salle fructueuse avec une victoire à Vienne et une finale à Paris-Bercy , son adversaire a donné lui de nouveaux signes de claustrophobie inquiétants avec une vilaine défaite contre Florian Mayer à Shanghai et un cinglant 6-3, 6-0 infligé par Roger Federer mardi.
Nadal en panne de service
Et comme à chaque fin de saison, une question revient sur la table: «Rafa» est-il cuit? Le numéro deux mondial assure avoir encore pas mal d’essence dans le réservoir. «La fatigue? Je suis fatigué maintenant, mais pas avant de rentrer sur le court», dément un Nadal dont les vacances vont devoir attendre la finale de la Coupe Davis contre l’Argentine, du 2 au 4 décembre.
Pas aidé par le niveau de jeu stratosphérique de son rival, le Majorquin a aussi laissé entrevoir des failles inhabituelles dans son jeu notamment en coup droit. Mais le plus inquiétant est ce service trop inoffensif qui a facilité les quatre breaks de Federer. Une statistique rédhibitoire sur surface rapide surtout quand on a de l’autre côté du filet un serveur du tonneau de Tsonga. «Je sais que c'est difficile de me breaker en indoor», a rappelle l’intéressé après sa victoire contre Mardy Fish. Et même s’il n’a jamais pris le dessus sur son adversaire en salle, le numéro un tricolore trouve qu’il y a «la place pour gagner». Sans doute plus que sur le Central de Roland-Garros début juin.


















