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Maxime Médard, la rouflaquette en goguette

Maxime Médard, la rouflaquette en goguette

BEAU GOSSELa Bogossitude rétro...
Julie Lévy-Marchal

Julie Lévy-Marchal

Maxime Médard, c’est un peu le «seventies revival». Jovial, fin déconneur et spontané, il nous évoque l’époque col pelle à tarte, chemise à fleurs, et pantalons pattes d’eph légèrement moulant à l’entrejambe. Bref, c’est le Travolta du rugby. Ses rouflaquettes mâtinées de papillotes portées par les Juifs orthodoxes sont désormais sa marque de fabrique. Arrêtons-nous un instant sur la rouflaquette : la rouflaquette n’est nullement une extension de cheveu, mais bien un artifice de poil. Et pourtant l’histoire laisse entendre qu’à l’origine, il s’agissait d’une mèche roulée et colée sur la tempe en forme d’accroche-cœur. La rouflaquette est en fait une patte de tempe virile, affranchie à l’air libre et coquette. Et on aime la virilité coquette ! On s’imagine dans une ambiance Starsky et Hutch, pneus qui crissent et grosse gourmette au poignet.



Qu’on aime ou pas, ils les portent pas si mal, ses rouflaquettes. Certes, il ne vient pas sur le pré en chantant Staying alive, staying alive, mais on passerait bien une danse avec lui sous la boule à facettes au son chaloupé de la MoTown. Born to be alive, Maxime Médard est aussi born pour être sur le terrain, et ce Toulousain pure souche, mémorable lors de la demi-finale du Top 14 2008 Toulouse-Stade Français, présente un beau palmarès. Champion du monde avec les moins de 21 ans, meilleur marqueur du Top 14 en 2008, il a déjà marqué 43 points (8 essais, 1 drops) en 19 sélections. Cet arrière-ailier maitrise les petits coups de pied par-dessus, les dégagements inouïs, et est capable grâce à ses jambes de gazelle affûtées de faire des courses échevelées ; «Il vole ce gamin», commentait Fabien Galthié.