Stade Français: Trois gardes à vue, un passage au ministère, mais toujours pas de miracle

RUGBY Bernard Laporte et Max Guazzini ont été reçu par Chantal Jouanno, pendant que l'enquête sur la Facem continue...

Antoine Maes

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Bernard Laporte, Chantal Jouanno et Max Guazzini, de gauche à droite, le 23 juin 2011, à Paris.
Bernard Laporte, Chantal Jouanno et Max Guazzini, de gauche à droite, le 23 juin 2011, à Paris. — B.GUAY/AFP

«Espérons tout de même…» Quand il s’engouffre dans sa voiture, sur le coup de 17h30, à la sortie du ministère du Travail, Max Guazzini a toujours la gorge serrée. Le président du Stade Français n’en sait pas beaucoup plus sur l’avenir de son club. Il faut trouver une dizaine de millions d’euros avant lundi, sous peine de voir le club descendre en Pro D2 voire en Fédérale 1. Accompagné de Bernard Laporte, «Maxou» a rencontré Chantal Jouanno. La ministre des Sports voulait «faire le point», convient «que des sommes pareilles ne se trouvent pas sous les pieds d’un cheval», mais que de toute façon «l’Etat ne mettra pas d’argent.»

«Moins nous parlons mieux c’est, surtout avant la fin du film»

Si elle soutient à ce point le Stade Français, c’est qu’il est «victime d’une escroquerie». Ce n’est pas encore prouvé, même si trois personnes sont en garde à vue dans cette affaire, deux proches de la Facem et le dirigeant d’une société de conseil. Sorti du ministère par une porte dérobée, Bernard Laporte n’a pas souhaité commenter ces informations. «Moins nous parlons mieux c’est, surtout avant la fin du film», assure l’ancien sélectionneur du XV de France.